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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Les Gabonais vont s'essayer aux vraies élections !

Publié par Arsène SEVERIN sur 27 Août 2009, 16:49pm

Catégories : #International

Le Gabon va s'essayer aux vraies élections ce dimanche. Avec un corps électoral de plus de 800.000 électeurs, ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale est face à une phase cruciale de son histoire. Naguère, les Gabonais étaient habitués à renouveller le mandat de "Yaya Bongo", devenu, après plus de 40 ans de règne sans partage, le père de la nation. Aujourd'hui, il s'agit de lui trouver un succeur, et comme aux temps de Nimi Lukeni du Royaume Kongo, on assiste à une vraie bousculade. Qui sera le premier arrivé ?

L'élection présidentielle, c'est déjà dans un trois jours. Mais les différents candidats, 23 en tout  dont 3 femmes (dire qu'il n'y a qu'au Congo où tout le monde veut être président) ne s'accordent pas sur les conditionns de cette élection présidentielle. On voit les fraudes partout, et le candidat naturel du Parti démocratique gabonais (PDG), Ali Ben Bongo Ondimba, est accusé par les autres de vouloir tout mettre en oeuvre pour romporter cette élection, pour succéder démocratiquement à son père, décédé en juin dernier sur le trône.

Mais, les autres aussi s'accrochent. A en croire le terrible opposant, Pierre Mamboundou (notre photo), il n'y aura pas de fraude, car les grands fraudeurs, créés par le système Bongo vont se rentrer dedans. "Ils vont se neutraliser"., affirme Mamboundou Il cite Ali Bongo, Eyenge Ndong, Casimir Oyemba, André Mba Obame... tous ministres dans les différents gouvernements de Bongo.

L'opposant a indiqué que Ali étant le vrai fils de son père, il ne pourra gagner que par la fraude. Il a prévenu que cette victoire volée aux Gabonais ne passera pas. Cette position est partagée par plusieurs opposants au régime de Bongo, qui envisagent envoyer les foules dans les rues pour protester contre les fraudes au lendemain de cette élection.

Mais le pouvoir, ne se laisse pas faire du tout. Soutenant la candidature de Ali Ben Bongo qu'on a perçu sur le perron de l'Elysée (France), le gouvernement a interdit que les médias privés publient les résulats de cette élection avant les médias officiels. Un impressionnant dispositif militaire et policier est programmé pour empêcher toute pagaille lors de ce scrutin. D'ailleurs, il est interdit d'organiser des atroupements devant les bureaux de vote. Celui qui a fini de voter va chez lui. "Qui n'a rien, n'a n'a pas. Celui qui n'a pas, n'a pas; celui qui finit va", dit-on à Ouenzé, un quartier populaire de Brazzaville, auCongo voisin.


Pour éviter de vivre ce qui est arrivé au Congo entre 1993 et 2003, plusieurs habitants de Libreville ont choisi de quitter la capitale, préférant de laisser la ville aux plus forts. Lorsqu'ils auraient terminé de se mesurer, nous y reviendrons constater les dégâts, peut-on supposer des Gabonais.

Quinze observateurs de la CEEAC, comme ceux qui sont passés en juillet à Brazzaville, mais cette fois-ci conduits par l'abbé Appollinaire Malu-Malu Muholongo de la RDC, sont déjà arrivés à Libreville. Ils veilleront aux côtés des observateurs de la Francophonie aux fraudes et autres manoeuvres des différents candidats.



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