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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Isidore Mvouba à la porte du prochain gouvernement au Congo ?

Publié par Arsène SEVERIN sur 5 Août 2009, 08:47am

Catégories : #Politique

A Brazzaville, des gouvernements circulent sous les manteaux !

 

Depuis la confirmation de la réélection du président Denis Sassou Nguesso, les Congolais attendent logiquement un nouveau gouvernement, le tout premier qui va commencer à exécuter le "Chemin d’avenir", le projet de société sur la base duquel le président sortant a été reconduit. Pris d’impatience, des Brazzavillois font circuler, sous les manteaux, plusieurs copies de gouvernements. La quelle sera la vraie et la définitive ?

 

Ces bruits ne trompent pas. Mieux vaut pour les ministres en fonction avoir leurs noms sur ces différentes copies, que ne pas en avoir. Ça donne des frissons, du dégoût pour la vie et de l’angoisse pour l’avenir.

 

D’après les regards croisés de ces différents gouvernements, il y a des noms qui vont et qui reviennent, y en a qui figurent quasiment sur toutes les listes, mais d’autres, on ne les voit plus. Examinons ainsi ce que ça donne.

 

Isidore Mvouba, l’actuel Premier ministre, pas chef du gouvernement, est partant. Mais vous savez qui pourra le remplacer ? Justin Koumba, l’actuel président de l’assemblée nationale. Incroyable ! Pourquoi une telle combinaison du moment où Koumba est déjà bien placé, et tout ce qu’on attend de lui c’est le contrôle de l’action gouvernementale? Peut-être qu’il voit les choses trop loin, et il voudrait s’en approcher. Et que ferez-vous de moi ? semble logiquement demander Mvouba. Certaines personnes pensent que le député de Kindmaba (Pool) va rejoindre ses collègues à l’hémicycle. Oui, mais on le voit plus au perchoir, remplaçant Koumba, sinon, il fera comme Koumba qui n’a jamais siégé au parlement durant la dernière législature, et à l'époque, il était président de la moribonde Commission nationale des droits de l'Homme.

 

Plus persistant, Alain Akouala Atipault n’occupera plus le poste de ministre de la communication, porte-parole du gouvernement. Il a certainement fait son temps. Mais, à ce qui se trame, il ne pourrait pas quitter le navire. Il pourrait aller aux télécommunications, contre son gré, dit-on. Pour lui succéder, Thierry Lézin Moungalla, celui qui a été le paorte-parole du candidat Sassou Nguesso à l’élection présidentielle. Mais ce n’est pas gagné d’avance, car un autre nom vient se greffer à ce poste : Claudia Lemboumba Sassou Nguesso, bien sûr, la fille du président de la république, jusqu’ici, conseillère aux relations publiques du chef de l’Etat, et présidente de l'Association demain leCongo (ADC) qui organise par-ci par-là des dépistages gratuits de tension artérielle et de diabète. Le match est à ce point difficile pour Moungalla, quoi qu’on dise qu’il mérite sa part de l’éléphant dans ce partage tumultueux. Il faut donc espérer qu’il sera admis, car sa dernière démêlée avec le maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondele, au sujet de son père, le Général Emmanuel Ngouelondele, reste une échine dans son pied.

 

Le député Sylvestre Ossiala et le ministre Gilbert Ondongo ont tous les deux leurs noms au poste du ministre du budget, de l’économie et des finances. L’actuel ministre à ce poste, Pacific Issoïbeka avait déjà jugé ses carottes cuites lorsque son nom n’a pas figuré sur la liste de direction de campagne du candidat Sassou Nguesso. On ne dit pas qu’il a mal fait, mais qu’il est partant. Mais pour Ossiala, il n’y a pas assez de chance si on laisse Akouala dans le gouvernement. Ces deux frères de Gamboma ne pourront vraiment pas se tailler la part de l’éléphant à eux seuls. A propos, on suspecte Alain Akouala à la culture et arts, la place de Jean Claude Gakosso.

 

Rosalie Kama Niamayouwa peut céder sa place à Joseph Kignboumbi Kia Mboungou à l’enseignement primaire et secondaire. Lui qui s’est empressé de féliciter le président gagnant, aura son gâteau, apparemment. Mais un grand gâteau, car les problèmes d’éducation sont restés intacts, à moins de s’abonner chez le Français PIERRON Education.

 

Le ministre Tati Loutard s’en étant allé, son poste pourrait être occupé par un proche du président : soit Denis Gokana, l’actuel président directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), soit Christel Sassou Nguesso, le dauphin. Mais, d’après la vision des populations de Pointe-Noire, ce poste, souvent sans contenu réel, doit leur revenir de droit.  C’est pourquoi, si l’un de ces deux noms est retenu, ce serait au titre de ministre délégué, dit-on.

 

Le ministère de la justice ne va plus être dirigé par maître Aimé Emmanuel Yoka, très fatigué, apprend-on. Deux noms circulent avec insistance : Lamyr Nguélé, magistrat et actuel ministre à la présidence chargé de la réforme foncière, l'homme qui a tout cassé et tout exproprié, jetant de nombreux Congolais dehors pour cause "d'utilité publique", et Henri Ballar, procureur de la république à la cour des comptes. L’homme qui a toujours menacé d’arrêter tous les délinquants à col blanc n’a pas jeté un seul criminel économique en prison. Il a tout de même la chance de faire son entrée au gouvernement !

 

Le débat des ministres du Niari et de la Bouenza est encore revenu au devant de la scène. Pierre Michel Nguimbi, ministre de l’enseignement technique et professionnel considéré comme l’homme de Dolisie où il a d’ailleurs son électorat n’est que de Loudima dans la Bouenza. Et on pourra voir ainsi entrer dans le navire Jean Michel Mavoungou Ngot, ancien maire de Dolisie, qui a élu domicile depuis quelques mois à Brazzaville, attendant l’appel des admis. Mais Nguimbi qui a beaucoup travaillé pour la réélection du président à Dolisie s’accroche. Le PCT pense que s’il n’a pas de place dans la Bouenza où Emile Mabondzo, Jeanne Françoise Loumeto Mpombo et Rigobert Maboundou saturent déjà la case, il sera pris dans le Niari.

 

Des noms de Loumeto Mpombo, Paul Mbot, Gaston Gapo, Marin Mbemba, Balley Megot, Emilienne Raoul, Jacques Yvon Ndoulou ou Jean Richard Bruno Itoua sont pas ou peu évoqués. Mais, d’après les sources bien informées, les ministres comme Yvonne Adélaïde Mougani, Henri Djombo et Pierre Moussa semblent être écrits sur du marbre, donc ne peuvent être enrayés qu’avec leur accord.

 

Mais tout ça n’est que des gouvernements fabriqués de toutes pièces. Faut attendre celui qui sera officiellement publié par le cabinet du président de la république. Alors patience !

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