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Avant même les  100 jours de son élection, Jacob Zuma, le président sud-africain est mal barré à cause des promesses électorales faites à des populations vivant dans une extrême pauvreté. Cinq mille emplois le mois, le président Zuma avait-il jugé les moyens de sa politique avant de faire une telle promesse ? Aujourd'hui, il se retrouve, impuissant devant une foule affamée et déchaînée, apparemment, maintenant, avec des oreilles bouchées : du travail ou rien!

Des milliers de gens grongnent dans les rues de Johannesburg, de Soweto ou de Captown, demandant de meilleures conditions de vie. Leur nouveau président, Zuma, leur avait promis d'amaliorer, dès son arrivée à la tête de l'Etat, cette sitaution piteuse et inhumaine. Ils sont, en effet, des milliers qui vivent dans les townsheep, comme de vrais animaux, ayant perdu le sens même de l'humanité. Une situation qui perdure malgré l'accéssion des Noirs aux commandes de cet Etat, voici plus d'une décennie.

Les ouvriers demandent des salaires plus dignes. Une hausse qui atteigne les 15%. Le top a été lancé par les ouvriers mal payés de la construction des infrastructures de la Coupe du monde 2010 que le pays de Nelson Mandella Madiba va abriter. Aujourd'hui, même les chômeurs veulent tout de suite un emploi et un salaire digne. Où trouvera-t-il tout cet argent, notre pauvre Zuma ?

Ha, les politichiens! Ils ont tous les mots en Afrique pour séduire un électorat pauvre et en mal du mieux-être. Généralement, plusieurs candidats promettent des choses immenses et irréalisables, juste pour satisfaire leur folle envie du pouvoir. Mais après, ils oublient que le peuple les attend au tournant. Nombreux d'ailleurs ont été bannis par ce peuple affamé, et s'accrochent par tous les moyens à parler au nom même de ce peuple qui en réalité ne lui reconnaît plus une seule petite légitimité.

Jacob Zuma est, certes, à la tête d'un pays riche et qui a fait des progrès considérable dans la voie du développement. Mais à l'époque, cette richesse (PIB et PNB) n'a profité qu'à une infime minorité des Blancs et des rares Noirs. Les populations noires dans leur écrasante majorité n'en goûtaient même pas les odeurs. Aujourd'hui, elles veulent elles aussi manger, bouckouter (expression congolaise).

C'est le cas de plusieurs pays en Afrique où on jure tout au nom du peuple, mais dans la redistribution des richesses, seule l'infime minorrité au pouvoir jouit allégrement. Les autres, considérés comme des animaux, ne vivent que parce qu'ils savent se débrouiller. C'est pas bon ! L'énnemi du Noir, c'est le Noir lui-même, dit-on en Afrique.
Tag(s) : #Societé- Développement
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