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C'est Me Hervé Ambroise Malonga, avocat au barreau de Brazzaville où il a été ancien batonnier qui a déposé  vendredi matin le recours du candidat malheureux (2,30%) à l'élection présidentielle, Mathias Dzon. Cette requête vise l'annulation de ce scrutin. Cet après-midi, trois candidats, MM. Dzon, Guy Romain Kinfounsia et Clément Mierassa animeront une conférence de presse dans un hôtel de Brazzaville, la capitale congolaise.

" Nous déposons ce recours pour demander l'annulation du vote, parce que, nous le savons tous, que dans plusieurs localités, l'élection n'a pas eu lieu. On note aussi, pour une même élection, trois corps électoraux différents. Il y a eu trop de raté, il faut annuler cette élection", a déclaré à SEVERIN NEWS, Me Malonga à la sortie de la cour constitutionnelle.

Conernant le corps électoral, l'avocat affirme que le gouvernement avait d'abord parlé de 2.228.000 électeurs, avant de le fixer le jour du vote à 1.800.000 votants. "Et curieusement, le jour où on proclame les résultats, le même ministre de l'administration du territoire par d'un corps électoral fixé à 2.078.000 électeurs. Donc, trois corps électoraux pour une même et seule élection", a déploré Me Malonga

L'opposant Dzon relève de graves irrégularités dont serait entaché ce scrutin, notamment à Brazzaville. Son avocat, Me Malonga cite quelques élements : " A Brazzaville, c'était pire, on a bourré des urnes, et on a vu à la télévision comment les gens le faisaient et comment ils étaient en train de fuire la camera de France24", a-t-il indiqué, ajoutant que "On a distribué de l'argent à tous ceux qui sont venus voter, alors que ceux qui étaient dans les bureaux de vote pour favoriser la fraude ont reçu 50.000 F Cfa à chacun".

En fait, six candidats appartenant au Front des partis de l'opposition et ayant appelé au boycott, avaient promis déposer leur recours en annulation à la cour constitutionnelle. Ce matin, seul Dzon l'a fait. Les autres seraient certainement en train de trouver des avocats, ou simplement auraient jeté l'éponge.

La cour constitutionnelle dispose de 15 jours, sinon un moins au plus, pour rendre le verdict. Mais, vu les conditions rocambolesques dans lesquelles ils ont été installés, il est difficile de penser que les juges constitutionnels mettront en cause les résultats proclamés par le gouvernement.

Nombre d'observateurs estiment également que les opposants, en déposant ce recours, savent bien qu'ils ne seront pas entendus.

Tag(s) : #Elections
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