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Les Brazzavillois sont suspendus à l'attente des résultats de l'élection présidentielle du 12 juillet dernier. A chaque minute, on pense enfin que c'est le bon moment. Joint par SEVERIN NEWS, le porte-parole du ministre de l'administration du territoire en charge des élections, Parfait Moutombissa a indiqué que "tout sera prêt cet après-midi, et la publication de tous les résultats provisoires interviendra avant ce soir".

Depuis mardi dans l'après-midi, la sécurité a été renforcée par des éléments de la gendarmerie autour du bâtiment abritant le ministère en charge  des élections, devenu depuis quelques heures un centre de compilation des résultats.

Les Brazzavillois  attendent, sans surprise, la réélection du président sortant, Denis Sassou Nguesso, dès le premier tour. On ne sera pas à moins de 80% des voix exprimées comme en 2002. D'après quelques indications fournies à la presse par le ministre de l'administration du territoire Raymon Mboulou, le candidat-président sortant aurait raflé 84% des voix à Lumumba, un arrondissement de Pointe-Noire, la capitale économique.

Il a aussi ajouté que le taux de participation, gravement mis en cause par les opposants et les memebres de la société civile, parlant que moins de 15%, était "largement au dessus de la moyenne".

Ne s'aventurant pas à donner des chiffres, les observateurs de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) parlent d'une participation "satisfaisante". "Dans certans bureaux de vote, il n'y avait pas des gens, dans d'autres par contre, il y avait une affluence", a précisé à SEVERIN NEWS, Dieudonné Yaya-Kombo, le chef de mission des observateurs de l'UA et de la CEEAC.

"Le taux de participation est autour de 20% d'après ce que nous avons vu", a dit Roger Bouka Owoko, diredteur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme.

Selon notre consoeur, La Semaine Africaine, un bi-hebdomadaire catholique paraissant à Brazzaville, un candidat indépendant, Anguios Nganguia Engambe, a piqué une colère, réclamant la reprise du vote à cause "d'un fort taux d'abstention". M. Nganguia Engambe n'avait jamais réclamé les conditions d'une élection équitable. Pour lui, toutes les conditions d'un scrutin régulier étaient bien réunies. Sa réaction surprend plus d'un observateur. Son sort risque d'être cinglant, pas moins de 1%, estime-t-on dans la capitale.

Cette guerre de chiffres ouvre dans la foulée celle de la légitimité et de la crédibilité du vainqueuer de cette élection. L'opposition qui tient cet après-midi une conférence de presse au plais du parlement, tend à marteler à nouveau sur ce qu'elle a dit déjà : une élection ratée !

Tag(s) : #Elections
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