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Trente acteurs de différentes organisations de la société civile congolaise sont en formation depuis ce mercredi matin au siège de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), une ONG basée à Brazzaville, pour une formation d'observateurs électoraux. Après cette session, ces nouveaux observateurs seront déployés dans les principales villes du pays.

D'après Roch Euloge N'zobo, l'un des formateurs et aussi respobsable des programmes de l'OCDH, ces nouveaux observateurs devraient faire preuve du professionnalisme et d'une grande méthode. " Vous ne devez pas vous comporter comme des représentants des candidats ou des partis politiques au sein des bureaux de vote. Mais nous avons une mission bien spécifique qui doit être appréciée dans un rapport", a expliqué M. N'zobo aux observateurs (Notre photo).

"L'observation électorale une initiative nécessaire à la promotion et à l'intégrité électorale. Il a été démontré que l'organisation et le déroulement des élections sont généralement émaillées de fraudes et d'autres irrégularités qui entachent souvent les résultats", a-t-il déclaré au reporter de SEVERIN NEWS.

M. N'zobo a également reprécisé à SEVERIN NEWS les vraies missions de ces observateurs qui seront très bientôt déployés dans certaines villes du pays "Les observateurs auront pour mission de recueillir l'information, analyser le déroulement démocratique du processus électoral, évaluer la qualité de l'élection et publier leur constation", a-t-il dit.

Les observateurs de l'OCDH seront déployés à Pointe-Noire, la capitale économique, à Dolisie la troisième ville, à Nkayi la quatrième ville du pays, dans la partie sud. Au nord, les observateurs iront à Impfondo dans la Likouala à l'extrême nord, à Owando dans la Cuvette, à Ouesso l'unique commune du nord et à Gamboma dans le centre du pays.

On signale déjà l'arrivée à Nkayi et à Dolisie des premiers observateurs de l'OCDH.

Depuis le début du processus électoral en vue cette élection présidentielle, c'est pour la fois première fois que les organisations de la société civile s'y intéressent vraiment pas. Les opposants au régime du président Denis Sassou Nguesso ont constamment dénoncé la régularité de ce processus, mais le pouvoir ne l'a toujours pas admis. Mais la société civile n'a pas suivi ces déclarations avec des études plus responsables et approfondies.

Mais, apparemment, les langues sont en train de se délier car une autre plate-forme de la société civile (FECOSEL) que dirige Germain Céphas Ewangui organise jeudi à la mairie centrale de Brazzaville une autre formation des observateurs électoraux. Cette formation pourra plus ambitieuse que celle que propose actuellement l'OCDH, juste à cause des moyens sollicités et obtenus, sans contre-petrie!

Reste que cette société civile est toujours mise en doute, suspectée de manger à la table du pouvoir. L'OCDH et l'Association pour les droits de l'Homme et l'univers carcéral (ADHUC), considérés comme des ONG plus ou moins indépendantes ne se sont pas activement prononcées sur le processus. D'après une information parvenue à SEVERIN NEWS, l'ADHUC s'apprête à publier un rapport sur la préparation de cette élection avant la fin la campagne.

En 2007, une Coordination d'associations pour le processus électoral (CAPE) dirigée par Roger Bouka Owoka, directeur exécutif de l'OCDH, avait mené une observation des législatives sur l'ensemble du pays. Leur rapport, publié très tard, avait dénoncé de nombreuses irrégulartités. En 2008, à cause d'une brouille née des appetits financiers, la CAPE n'a pu avoir des financements nécessaires de l'observation électorale sur les locales.

Cette année, la CAPE n'a non plus eu des financements, ou peut-être les membres ne sont pas du tout accordés sur la gestion de ce financement de l'Union européenne. L'OCDH est donc la seule ONG qui a gagné la timbale, et associe les autres pour observer à son compte.

Tag(s) : #Elections
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