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Quel contraste ! Les milliers de partisans de Denis Sassou Nguesso, toujours présents au meeting,  ne sont bougrement pas manifestés au vote de dimanche. Une timidité totale a été observée dans tous les bureaux de vote, en dehors, bien sûr de la commune de Ouenzé où on a observé (étonnement!) une longue file de jeunes électeurs, parce que le président a voté là.

Le ministre Lézin Thierry Moungalla a déclaré à la presse que les populations s'étaient occupées le matin à l'église et au marche. Ce qui expliquerait un fort taux de faible participation en matinée. Or, on sait que le jour de vote a été décreté ville morte : pas d'église et de marché. Et même, l'après-midi les gens ne se sont pas déplacés en masse. Certains bureaux ont été déserts.

Le vote a été timide sur l'ensemble du pays de façon générale, s'accordent à dire les observateurs électiraux. Tout le temps, les populations ne se sont presque pas déplacées pour aller voter. On attendait voir les choses s'améliorer l'après-midi, mais tout a plongé, et les électeurs se sont fait rares dans les bureaux de vote.

SEVERIN NEWS a rélevé à l'école de filles au Plateau de 15 ans, que sur les 710 électeurs, à peine 200 ont pu voter jusqu'à 16h. Au CEG de Mfilou, sur les 878 électeurs attendus, quelque 120 sont venus voter vers 17h. L'information a été donné par les membres du bureau de vote, et même confirmée par les observateurs de l'Activisme pour la surveillance des élections en Afrique (ASEA) de la République démocratique du Congo, et l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH).

Pendant les meetings, des foules et des foules venaient rassurer le candidat- président qu'ils étaient avec lui. Nombreux ont pris les 2.000F CFa et les marinières, mais le jour du vote, on ne les a plus vus. "J'ai dit à mon fils de 16 ans qui court tous les jours au meeting de Sassou d'aller voter, il me ragardait avec les gros yeux", a commenté un parent.

"On a tout dit, on dit que le président était en mal de popularité, mais nous avons tout fait pourqu'il teste sa populairité et je pense que l'opposition est aux abois. On ne sait plus quoi dire", avait dit  à la presse le ministre Moungalla, porte-parole du candidat Sassou Nguesso, après le mega-meeting du 6 juin, organisé par le président Denis Sassou Nguesso au boulevard des armées de Brazzaville pour annoncer sa candidature.

Loin de dire que le président a été désavoué dans les urnes, mais, même s'il est élu dès le premier, ce serait une élection avec un goût très amèr et dans lequel les populations ne vont pas se reconnaître.

Faut-il dire que l'opposition a réussi à son coup? C'est plausible, car les candidats de l'opposition avaient appélé à un boycott. L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), dont le candidat, Ange Edouard Poungui avait été défenestré par la cour constitutionnelle, a appelé au deuil national le jour du vote. Sur le terrain, des palmes ont été vues en signe de deuil à Moukoundzi Ngouaka et à La Poudrière, des quartiers de Brazzaville.

En plus, le vote devrait soufrir des déplacements massifs des populations qui ont fui la capitale vers les départements pour se mettre à l'abri d'éventuelles violences liées à cette élection.

S'il fallait le dire, Sassou Nguesso devrait regrettere de et de tonnes d'alliances qu'il a conlues avec des vautrours, qui ont été incapables de lui mobiliser des électeurs pour une vraie "victoire au premier tour".


Sans doute, l'éléphant a été entraîné dans la boue, et il ne s'en est pas tiré à temps. Elu, oui, mais comment ?

Tag(s) : #Elections
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