Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

"J'appelle le peuple à un sursaut pour mettre fin au désordre qu'il y a dans le pays", a déclaré mercredi à Brazzaville le général à la retraite, Emmanuel Ngouelondele.

"J'appelle le peuple à se lever, à la désobéissance civile, mais avec les mains libres", a-t-il précisé, dans un échange avec les journalsites, martelant qu'il sera en première ligne de cette manifestation.

Au cours de cette conférence de presse, cet ancien gendarme, 72 ans, a demandé au gouvernement de Brazzaville "de démissionner collectivement afin de sauver le pays", qui, pour lui, va très mal. Regrattant amèrement de n'avoir pas fait partie de ceux qui disputent le fauteuil présidentiel, car trop âgé (l'âge limite est fixé à 69 ans révolus), le général Ngouelondelé a appelé les jeunes à répondre favorablement à son appel, mais sans prendre les armes. "Il ne s'agit pas de faire couler le sang, c'en trop!", lance-t-il mais sans préciser quand ni où la manifestation aura lieu.

Président du Parti pour l'alternance démocratique (PAD), le général Ngouelondele, ancien patron des services de sécurité entre 1979 et 1991, a dénoncé le bilan du premier septennat du président sortant Denis Sassou Nguesso. Ce père de l'actuel maire de Brazzaville, la capitale congolaise et qui a pris pour épouse la fille du président sortant, a également fustigé le comportement des candidats de l'opposition, qui n'ont pourtant pas obtenu les conditions exigées, mais partent à cette élection. "Le candidat Sassou Nguesso a les épreuves et corrigés", a-t-il révélé à la presse.

L'appel du général Ngouelondélé, ancien militaire qui a vécu tous les coups d'état et les mouvements socio-politiques que le pays a connus dans les années 1990 et le début des années 2000. Reste à savoir qui le suivra. Son petit parti, le PAD, en dehors de Jean-Félix Demba Ntello et Mme Aimée Mambou Gnali qui ne mobilisent pas aussi assez, ne compte aucune figure de proue de la scène politique congolaise. Il sera alors difficile dans ses conditions de faire aboutir un tel mouvement qui exige un large soutien populaire.

Une chose à craindre : si cet appel à la désobéissance obéit à une stratégie de l'opposition toute entière qui envoie un général au front à cause de son expérience, il se cache alors quelque chose. Les autres membres dont la lenteur et le désinteressement sont notoires dans la campagne électorale en cours pourront, si cela participe d'un plan concerté, ne plus compter que cet appel comme issue.*

Mais sinon, seul, le général Ngouelondele a signé sa mort politique, car les appels publics et populaires ne se lancent pas pourqu'au retour on cueille le silence !
Tag(s) : #Elections
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :