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Une semaine après le lancement de la camapgne électorale en vue de l'élection présidentielle au Congo, certains candidats ont du mal à se démarquer. Dans les principales artères des grandes villes du pays, seuls les partisans de Denis Sassou Nguesso jugulent pour donner de la voix à leur candidat. On assiste à une campagne terne, et peu enthousiaste.

La réélection de Sassou Nguesso dès le premier tour, sera vécu, en en point douter, comme un non-événement, préviennent les observateurs de la vie politque congolaise. Après avoir lancé sa campagne à Pointe-Noire, la campagne économique, le président sortant court dans tous les sens, à la quête des suffrages nécessaires pour la sa réélection. On se demande bien si c'est encore nécessaire, car, après une semaine, aucune force véritable de l'opposition ne se fait voir.

Le candidat indépendant Anguios Nganguia Engambe, reste l'un des rares de l'opposition à sillonner les recoins du pays, grâce à un jet privé de 32 places pris en location. Il a pu rencontrer ses partisans dans la Likouala, la Sangha, la Cuvette et le Pool. Il reste très mobile et a la chance de visiter les 80% des populations rurales.

Le président du Front, Guy Romain Kinfounsia, qui est en même temps président de l'Union pour la démocratie et le renouveau (UDR-Mwinda) se donne de la peine à rencontrer les militants dans le sud ouest, espérant conquêrir quelqques voix. L'exercice n'est pas facile pour lui, car, l'homme doit se faire connaître et ce ne serait pas à dix jours du scrutin qu'il réussira.

Le candidat qui pouvait faire le poids, Mathias Dzon, n'est plus en vue depuis son retour des Etats-Unis en début de semaine
. Jusque-là, aucune entrée en campagne significative. Il ne fait rien dans les villes, et les populations se posent les questions si Dzon est réellement déterminé à "compéter". Plusieurs observateurs estiment que l'homme s'apprête à jeter l'éponge, coincé par une campagne très active que mène son principal challenger Sassou Nguesso qui lui laisse au stade actuel des choses, très peu de chance.

L'opposition s'est-elle trompée en s'embarquant dans un processus électoral confisqué ? Rien n'est moins sûr, mais elle pense toujours avoir de la main pour faire changer les choses, que le gouvernement mette en place des conditions normales d'une élection démocratique.

A l'allure où vont les choses, la campagne actuelle n'est destinée qu'à faire saigner le trésor public en faveur du camp Sassou Nguesso, du moment où il n'y a plus compétition véritable. Plusieurs observateurs s'interrogent même pourquoi le président sortant se donne tant de peine dans la mesure où il n'y a pas de candidat sérieux ? L'arbre peut cacher la forêt. Faire voir à la face du monde qu'il est déterminé à aller à cette élection en faisant une campagne dynamique, afin de justifier une victoire éclatante, comme celle de 2002 où il s'en tira avec plus de 80% des voix.

Et si par hasard la paix arrivait à être trouvée, tous les moyens seront alors bons pour justifier une opération qui viserait le maintien de la paix. L'avenir dans ce cas reste très incertain. L'attitude de l'opposition laisse pontois, quand on sait qu'elle n'a plus une seule chance d'aller plus loin, c'est-à-dire rallier ne fut-ce que 20% des suffrages qui seront exprimés.

Tag(s) : #Elections
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