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Les partis politiques de l’opposition comme ceux de la majorité au pouvoir au Congo, ainsi que la société civile, ont été invités par le gouvernement à préparer les équipes pour intégrer la Commission nationale électorale.

 

Au cours d’une réunion organisée par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Zéphyrin Raymond Mboulou, les représentants des partis de l’opposition dite « radicale » comme Clément Mouamba de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) ont été aperçus dans la salle. Tout comme, les responsables d’une autre frange de l’opposition, celle qui se dit « modérée » ayant pris part à la Concertation citoyenne organisée à Brazzaville en avril dernier.


L’ancien patron de la sucrerie du Congo, Nick Fylla de Saint Eudes, aujourd’hui président du Parti républicain libéral (PRL) ; l’ancien guerrier du département de la Bouenza, Michel Mboussi Ngouari, aujourd’hui président d’un tout petit parti, et Joseph Hondjoula Miokono, depuis leur légitimation par la Concertation citoyenne, en tant que « opposition responsable » avec les membres de l’Union pour démocratie et la république (UDR Mwinda Authentique- parti de feu André Milongo), ne manquent plus à un seul rendez-vous politique. « Nous ne pratiquons pas la politique de la chaise vide », avait lancé Mboussi Ngouari.


Dans un décret présidentiel signé cette semaine, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso a fixé les conditions de « renforcement » de la Commission nationale électorale. Le nombre de membres que chaque parti devrait envoyer dans cet organe est bien défini dans ce texte. « Jusqu’à la distribution des cartes d’électeur, nous serons ensemble. Tout doit être fait consensuelle ment », a rassuré le ministre Mboulou.


« Vous avez suivi des critiques qui ont été faites lors de la concertation, disant que le matériel électoral a été mal distribué. Nous avons pris tout cela en compte pour qu’il n’y ait plus de mécontents », a-t-il ajouté.


Cette réunion tenue à la mairie centrale de Brazzaville, fait suite également au décret que le président Denis Sassou Nguesso vient de signer, autorisant le financement des partis politiques congolais. Depuis des années, les formations politiques de l’opposition piaillaient pour financer leurs activités. Ils accusaient les partis proches du pouvoir de se servir copieusement au trésor public pour damer le pian aux autres partis.


Les membres de l’opposition réunis au sein du Front uni des partis de l’opposition (FUPO) ont toujours exigé l’équité des moyens dans la campagne électorale.


Il n’est cependant pas sûr que ces partis soient financés avant la tenue du premier tour de l’élection présidentielle, prévu le 12 juillet 2009. Et pourtant pour cette année, le gouvernement a fait une réserve de quelque deux milliards de F Cfa, uniquement pour financer les formations politiques éligibles aux critères de sélection de financement.

Tag(s) : #Elections
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