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Le ministre de l’économie forestière Henri Djombo et le chef d’Unité « Politiques pour une gestion durable des ressources naturelles », Philip Mikos, représentant l’Union européenne (UE) ont signé le 9 mai 2009 à Brazzaville un accord volontaire de partenariat, visant à appliquer sur le bois congolais les réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux de bois et produits dérivés (FLEGT). Le Congo devrait par conséquent bénéficier de quelque deux millions d’euros pour mettre en œuvre l’accord signé.

 

 

Engagé irréversiblement dans la lutte contre l’exploitation sauvage des forêts et le trafic illicite du bois, le Congo met de son côté tous les mécanismes possibles pour atteindre ce but. La signature de cet accord, le tout premier en Afrique centrale, traduit un engagement mutuel entre le Congo et l’UE de fournir une réponse conjointe au problème de l’exploitation illégale des forêts et au commerce associé, a indiqué un communiqué de presse publié conjointement par les deux parties à Brazzaville.

Après avoir signé cet accord, le ministre Djombo s’est satisfait des bénéfices que tirera le Congo de cette signature. « Cet accord vient confirmer la volonté commune du Congo et de l’Union européenne de lutter contre les coupes illégales des bois et le commerce y relatif, conforter les balises d’une gestion durable des forêts congolaises et accélérer l’aménagement durable et la certification forestière dans notre pays », a-t-il déclaré, ajoutant que « l’aménagement durable de forêts initié par le gouvernement concerne 16 concessions forestières au nord Congo totalisant 5.732.041 ha, soit plus de la moitié des forêts concédées à l’exploitation ».

La Déclaration de Yaoundé de 1999 sur la gestion durable des forêts d’Afrique centrale incite les Etats de la sous-région à prendre des mesures nécessaires pour bien conserver les ressources naturelles. Pour Henri Djombo, « l’Afrique centrale a bien pris la mesure des menaces qui pèsent sur sa biodiversité, son économie et son avenir ».

A partir de l’année 2000, le Congo  a pris des mesures significatives pour promouvoir des bonnes pratiques en matière de gestion de forêts. Il s’agit entre autres de l’adoption des normes d’inventaires, de l’élaboration et de la mise en œuvre des plans d’aménagement par les société forestières, la mise en place et l’aménagement d’un réseau de 37 aires protégées couvrant 11,2% du territoire national.

Le processus FLEGT est une réponse apportée par l’UE à la préoccupation mondiale sur l’exploitation illégale des forêts, et le commerce illicite des bois.  « Nous venons de donner la preuve et le témoignage de bonnes pratiques forestières de notre pays », s’est félicité le ministre Djombo.

La signature de cet accord ouvre le Congo de renforcer son commerce du bois, deuxième ressource du pays après le pétrole, en mettant en place des mécanismes contre la fraude, et pouvant attester d’un bois normalement coupé et certifié. Pour réussir totalement à s’adapter à cet accord, le Congo engagera de profondes réformes légales visant à renforcer la gouvernance du secteur forestier.

Cet accord est le résultat d’âpres discussions entre l’UE et le Congo, engagées depuis juillet 2008. « Les discussions ont régulièrement continué jusqu’à aujourd’hui à travers 14 réunions techniques et 4 sessions de négociations. Les deux parties se sont accordées sur les piliers du régime d’autorisation FLEGT », souligne le communiqué de presse conjoint.

Avec environ 1,8 million d’hectares de forêts certifiées, le Congo est déjà l’un des pays à la pointe de gestion durable de forêts tropicales. L’accord de FLEGT va aider à consolider les lois et réglementations forestières et renforcer leur application.

Le bois représente la deuxième ressource du Congo a été supplanté en 1972 par le pétrole, premier produit d’exportation du pays. Le bois est dans tous les cas le deuxième secteur qui pouvoir de l’emploi après la fonction publique. Les forêts du Congo couvrent 60% du territoire national et 10% de celle du Bassin du Congo. Ces forêts représentent aujourd’hui le deuxième poumon écologique du monde après celles d’Amazonie en Amérique.

Dans la sous-région, le Cameroun a déjà fait un grand pas dans ce processus, mais, il lui reste encore beaucoup de conditions à remplir, d’après les experts. Quant à la République démocratique du Congo (RDC), les choses sont encore la volonté politique. Le Congo pourra servir d’exemple pour les autres pays, soucieux de gérer durablement leurs ressources forestières.

 

Tag(s) : #Economie
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