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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Airtel Congo attendu au guichet des impôts ce 10 novembre!

Publié par Arsène SEVERIN sur 9 Novembre 2016, 22:27pm

Catégories : #Airtel Congo, #Daniel Mbere, #Economie

Manifestation Airtel à Pointe-NoireL'administration fiscale avait donné un mois, jusqu'à ce 10 novembre, à la société de téléphonie mobile, Airtel Congo, pour produire l'acte de cession des actions de Warid Congo. La société risque de payer les plus fortes amendes de son histoire commerciale au Congo, si elle n'obtempérait pas. Et voici le jour-J.

Le temps est vite passé et que déjà le 10 novembre a sonné.  Airtel doit fournir l’acte de cession des actions de Warid Congo. Sinon, les impôts seront en droit de lui infliger une taxation surestimée. Et selon le bruit qui court, la société de téléphonie mobile pourra être condamnée à payer jusqu’à 15 milliards de francs CFA. Pendant longtemps, Airtel Congo a fait du bénéfice, mais n’a pas songé payer ses impôts.

Ce 10 novembre est donc une grande journée dans l’histoire de Airtel Congo. Celle qui permettra à la grande société de se mettre en règle, de ne plus faire comme le tout nouveau président américain Donald Trump qui n’a pas payé ses impôts depuis un très bon moment, ce malgré les marchés juteux gagnés grâce à l’administration des Démocrates.

De sources bien informées, le directeur général de Airtel Congo, Gérard Lokossou a tenté d’évoquer le 8 novembre la question avec Jean Claude Gakosso, le directeur général des impôts. La suite n’a pas été heureuse pour Airtel qui cherche des voies et moyens pour enterrer l’affaire. Payer 15 milliards d’un coup aux impôts, c’est quand même pas rien. Et Airtel le sait bien, malgré son capital déclaré de 83 milliards de francs CFA.

Des avocats et des juristes travaillant pour le compte de cette société ont contribué à enfoncer Airtel dans le gouffre. Ils savaient que le pari était loin d’être gagné. En face, Daniel Henri Patrick Mbere de la société Motorala Congo SA qui réclame 5,4 milliards de créances. Après avoir embrouillé l’affaire devant les tribunaux, un des avocats a même jeté l’éponge le 3 novembre dernier devant la cour d’appel de Brazzaville. Me Eric Yvon Ibouanga qui se tapait la poitrine d’avoir interjeté appel dans une affaire qu’il ne connaissait en réalité ni tenant ni aboutissant a fini par se dérober lui-même du dossier, préférant ne plus se présenter aux audiences.

Deux dates aujourd’hui vont clouer au pilori Airtel Congo. Si le 10 novembre la société passe au guichet des impôts pour régulariser sa situation de 15 milliards de francs CFA, le 23 décembre, avant la fête des enfants, la cour d’appel de Brazzaville rendra son verdict dans l’affaire qui l’oppose à Daniel Mbere. Là aussi, Airtel Congo ne s’attendra à rien, car son avocat même a préféré fuir que d’affronter le dossier en apportant la seule preuve valable, l’acte de cession du 4 novembre 2013.

Sentant venir le danger, une importante délégation du groupe Bharti Airtel est arrivée à Brazzaville pour sauver les meubles. Elle a pu rencontrer quelques autorités dont le ministre Léon Juste Ibombo des télécommunications. L’issue est bien connue dans ce genre d’initiative. Personne ne veut plus se brûler les chaussettes dans cette affaire. Les premiers qui l’ont tenté se sont vu les moustaches en fumée ou simplement les mocassins en feu. L’affaire sent le brûlé et le cramoisi à tel point qu’il n’y a que les fameux cadres de Airtel Congo qui continuent de boutiquer les subterfuges pour espérer de remporter injustement une affaire pourtant claire. C’est pourquoi, le 4 novembre, un des juristes de Airtel Congo avait tenté de rencontrer le directeur général des impôts. Là aussi sans succès. Le guichet ou l’acte de cession, dit-on avec fermeté aux impôts.

L’affaire ? Oui, il s’agit du procès gagné devant le peuple congolais par Daniel Mbere. La justice congolaise avait condamné en 2014 Airtel Congo, le nouveau porteur de la marque Warid Congo, à payer la somme de 5,4 milliards francs CFA HT à M. Mbere. Jouant au petit malin, Airtel Congo, aidé par de terribles juristes, a remué ciel et terre pour que cette décision de justice ne soit pas appliquée.

Les hautes autorités ont été appelées à la rescousse. Des mesures ont même été prises pour que cet argent ne soit pas versé à celui qui a gagné le procès. Les banques avaient aussi été sommées ne pas verser à M. Mbere le moindre sou dans les saisies d’argent qui ont été faites par la justice. Mais aujourd’hui, tout cela ressemble à un château de cartes…l’affaire est bien au point où on l’avait laissée. Airtel Congo a gagné du temps, a perdu de l’argent en graissant quotidiennement les pattes des avocats et autres juristes et politiciens.

Deux dates pourront même emporter la société si on n’y prend garde. Ce 10 novembre, et plus tard le 23 décembre. A chaque délai, de l’argent, et des milliards de francs CFA.

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