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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Airtel Congo a déposé les armes, l'acte de cession est enfin là!

Publié par Arsène SEVERIN sur 11 Novembre 2016, 18:49pm

Catégories : #Airtel Congo, #Daniel Mbere, #Economie

La société de téléphonie mobile Airtel Congo s'est finalement rendue, mains en l’air, ventre à terreAirtel Congo payera ses dettes. Elle a lâché du leste dans la bataille qui l'opposait aux Impôts, à la Justice et à Daniel Henri Patrick Mbere, en remettant le 10 novembre le fameux acte de cession des actions de Warid Congo à l’administration générale des Impôts. L’affaire est donc en principe close, et on peut circuler, il n’y a plus rien à voir.

Selon les sources bien informées, l’atmosphère est plutôt à la morosité à Airtel Congo.  Les hauts cadres et certains membres du conseil de cette société seraient injoignables depuis 48H. Apparemment, ils ne seraient hors du Congo. Le temps certainement de voir de loin comment l’affaire va évoluer.

La remise de cet acte de cession des actions du 4 novembre, longtemps réclamé, serait à l’origine de cette bousculade au sein de l’entreprise. Depuis 2013, les cadres de Airtel Congo et certains magistrats et avocats véreux, appuyés par certaines autorités ont tout fait pour que cet acte ne soit pas connu du grand public ou au moins de la Justice congolaise, ce au mépris de toute la réglementation OHADA. Malgré les appels de la justice, notamment ceux de la cour d’appel de Brazzaville pour que cet acte soit présenté, rien n’a été fait. Sinon le camouflage.

En fait ce document, sorti sous la pression de l’administration fiscale est en lui-même un verdit de justice. C’est là-dessus que sont couchées en noir et blanc, toutes les créances que Airtel Congo devraient prendre en charge au moment où elle achetait Warid Congo. A l’époque, la société avait réussi à flouer et à blouser quelques affamés qui avaient accepté prendre des sommes non notifiées dans cet acte de cession. Aujourd’hui, le fond de la marmite est à découvert et la dette est bien lourde. Sérieusement, les impôts devraient toucher en 2013, quelque 667 millions de francs CFA. Aujourd’hui, seuls les spécialistes savent ce que les dommages coûtent à Airtel. On parle de quelque 11 milliards de francs CFA d’impôts accumulés.

Pour la seule créance de Daniel Mbere, il faut compter en hors taxe, quelque 5,4 milliards de francs CFA, reconnue à l’époque par eux-mêmes les Blancs de Abou Dhabi Group, dans ce document validé et signé. En plus, il  y  a eu les Impôts congolais. Ici, les employés de l’administration fiscale s’étaient profondément sucrés, oubliant la part magistrale de l’Etat, préférant se servir carrément dans le creux de la main. Heureusement, le digne directeur général des Impôts, Antoine Gakosso n’a pas voulu des conneries faites par ses collaborateurs, il a demandé de voir clair. Tel un bon chef qui a appris, il s’est servi des instruments de la loi, en donnant un mois à Airtel Congo pour produire l’acte. Et c’est fait.

Airtel Congo pèse 83 milliards de francs CFA. Mais la réalité peut bien être autre. Une forte délégation des Blancs de Airtel, les gens du groupe Bharti, était venue à Brazzaville, surement pour négocier l’affaire. Mais pas de succès. Les cadres locaux, habitués aux manières de torpillage et de glissement de grosses enveloppes et autres Ngiri, n’ont non plus réussi à l’exercice. Les quelques grands chefs qui avaient mordu à l’appât n’ont pu rien faire pour la société.

Dommage, autant d’argent perdu dans les poches de fameuses autorités, des avocats de tout acabit, et des courtisans de toutes espèces. Aujourd’hui, l’acte de fusion n’a pas besoin d’être interprété ni par un agent de Airtel Congo ni par un avocat ni par M. Mbere ni par un gars des Impôts, encore moins par un journaliste, fut-il de BrazzaPLUS. Il s’interprète de lui-même, il suffit seulement d’avoir des yeux grandement écarquillés.

Quant à tous les fossoyeurs de la république, tous les troublards et les malhonnêtes qui ont agi dans leur propre intérêt à la fois pour freiner l’action de la justice et déposer les ayants-droits de leurs vrais gains, une seule route à suivre aujourd’hui, la prison. La même justice qu’ils ont narguée pendant des mois par un jeu de va-et-vient, des plaidoiries tordues, devrait sévir contre eux. Même les banques qui ont agi dans la frilosité et dans le tâtonnement devraient être démasquées et conspuées.

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