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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Pas de boycott d'élection pour le général Mokoko!

Publié par Arsène SEVERIN sur 4 Mars 2016, 03:48am

Catégories : #Jean Marie Michel Mokoko, #Général Mokoko, #Elections, #Congo-Brazzaville présidentielle 2016, #Congo-Brazzaville, #BrazzaPLUS

@Général Mokoko en face des journalistes
@Général Mokoko en face des journalistes

L’officier général congolais, Jean Marie Michel Mokoko a déclaré le 3 mars à Brazzaville, à quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne électorale, qu’il n’y aura pas, pour lui, de boycott d’élection présidentielle. Au contraire, ce candidat a affirmé dans un échange avec les journalistes qu’il saisirait l’occasion de campagne électorale pour exiger l’amélioration des conditions d’organisation de ce scrutin prévu pour le 20 mars prochain.

« Le boycotte, non ! Je ne leur ferai pas ce cadeau », s’est exclamé le général Mokoko, appelant le peuple congolais « à prendre ses responsabilités, pour ne pas se faire voler une victoire électorale ».

Le général Mokoko a confirmé son entrée en campagne vendredi le 4 mars comme les huit autres candidats dont le président sortant Denis Sassou N’Guesso, un autre général comme lui, à la conquête du fauteuil. Jean Marie Michel Mokoko a estimé qu’il avait suffisamment « des chances pour gagner cette élection et n’entendait pas se faire voler sa victoire ». Il reconnait cependant que « ce scrutin n’a rien de sincère, et on n’accepte pas de jouer un match dont on sait perdu d’avance ».

Pour cet officier général, il est encore temps de reporter cette élection présidentielle pour parfaire les conditions de son organisation. Dans une déclaration livrée à la presse jeudi à Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko a dénoncé un « scrutin opaque ». Selon lui, l’opération de révision de listes électorales ne pouvaient pas permettre l’enrôlement exhaustif de la population. « En outre, cette opération ne s’est déroulée qu’aux chefs-lieux des districts et arrondissements, constituant ainsi un grand handicap pour une inscription massive des électeurs », a-t-il déploré.

Le général Mokoko a aussi évoqué la question de la loi électorale qui d’après sa propre analyse « perpétue l’ordre ancien de la CNEI au statut d’organe d’accompagnement du gouvernement comme avant ». Des maux maintes fois relevés et dénoncés, bien avant lui, par les membres de l’opposition. « Avant, j’étais dans un statut qui ne me permettais pas de parler. Aujourd’hui, je suis dans une posture de candidat, et j’ai le droit d’exiger de meilleures conditions d’organisation de cette élection. Je ne parle pas comme un simple citoyen, mais un candidat à cette élection », a-t-il tempêté.

Avec une énième convocation de police sous les yeux, le général Mokoko appelle les autorités à l’entendre sur ses exigences d’un scrutin régulier. « Cela éviterait le pays d’une grave crise. Ce scrutin est susceptible de menacer la paix sociale », a-t-il prévenu. Parlant de cette convocation à laquelle il doit répondre le jour même de l’ouverture de la campagne, le général a signé : « Je n’irai pas à cette convocation » !

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