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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


L'ambassadeur de France visite les réfugiés à Bétou

Publié par Arsène SEVERIN sur 4 Février 2016, 14:25pm

Catégories : #Jean-Pierre Vidon, #Ambassadeur de France a Bétou, #Réfugiés à Bétou, #CNAR, #HCR, #PAM à Bétou

@Jean-Pierre Vidon et les agents du HCR
@Jean-Pierre Vidon et les agents du HCR

L'ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon, a visité les réfugiés installés, manquant de toute assistance, notamment les ressortissants de RCA. Avec les moyens de bord, le HCR et le PAM essaient de sauver les meubles, en apportant du riz et de l'eau à ces vulnérables. Dans un communiqué publié le 4 février à Brazzaville et parvenu à BrazzaPLUS, le HCR note plus de 20.000 réfugiés installés à Bétou dont 16.285 Centrafricains. Voici l'intégralité du communiqué du HCR de ce matin:

"Son Excellence M. Jean-Pierre VIDON, Ambassadeur de France en République du Congo a effectué une mission de travail à Bétou, du 1er au 02 février 2016.Plusieurs activités ont ponctué sa visite à savoir : larencontre avec les autorités locales, les acteurs humanitaireset le Comité national d’Assistance aux Réfugiés (CNAR) au Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés àBétou, la visite des infrastructures sanitaires, du site des réfugiés et du centre de formation professionnelle.

Un don d’un lit d’opération a été fait au Centre de Santé Intégré de Bétou qui accueille en moyenne 2500 nouvelles consultations par mois comprenant des réfugiés et la population locale.

Depuis sa prise de fonctions en 2014, le Département de la Likouala était le seul Département du Congo que M. Jean-Pierre VIDON n’avait pas encore visité.

Au cours de la réunion avec les acteurs humanitaires, les opérations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) portant sur la protection et l’assistance des réfugiés ont été présentées.

16.285 réfugiés de la RCA, 4.160 de la RDC et 81 du Rwanda ont été vérifiéslors de l’enregistrement biométrique en fin 2015 dans la zone de Bétou. Un mémorandum présentant les besoins prioritaires non couverts a été remis à Monsieur l’Ambassadeur qui a pris l’engagement de le remonter au Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International à Paris.

Ces besoins non couverts sont entre autres : la non-assistance en vivres du PAM à plus de 3.000 réfugiés Centrafricains de Moualé, Thanry et Mokabi, la construction de 250 nouveaux abris pour les réfugiés, l’implantation de 18 puits d’eau potable, le recrutement de 25 enseignants supplémentaires à l’école primaire, le financement des cours d’alphabétisation, la prise en charge des enfants malnutris, la construction et équipement d’un cyber café et d’un lycée.

Des visites guidées ont été organisées à l’endroit de Monsieur l’Ambassadeur. Elles se sont déroulées au Centre d’apprentissage catholique Likouala Timber où sont dispensés des cours de mécanique, de menuiserie, de couture, d’électricité bâtiment, de maçonnerie, d’hôtellerie et d’initiation à l’informatique.Environ 200 réfugiés y sont inscrits. S’en est suivie la visite de l’entrepôt des vivres du PAM.

L’ambassadeur a aussi visitéle Centre de santé intégré (CSI) de Bétou, appuyé par le personnel médical de Terre Sans Frontières (TSF), partenaire de l’UNHCR, qui reçoit aussi les malades en provenance du district d’Enyellé. Le déficit en lit d’opération chirurgicale a été comblé avec la donation par l’UNHCR d’un nouveau lit. Cette remise a été faite par Monsieur l’Ambassadeur de France au Congo au nom des bailleurs del’UNHCR dont la France fait partie.

Au site 15 avril, M. l’Ambassadeur a visité le Centre d’alphabétisation des réfugiés, qui est une initiative communautaire puis il aexhorté les réfugiés à travailler la main dans la main et à participer au choix des futurs dirigeants de la RCA afin de contribuer au retour de la paix et de la stabilité dans leur pays. Et la France,aux côtés de la Communauté internationale, et la République du Congo, pays hôte des réfugiés œuvrant dans ce sens. En 2015, la France est venue en aide aux réfugiés Centrafricains dans les pays limitrophes à hauteur de 800 millions de francs CFA.

La mission de M. l’Ambassadeur de France au Congo dans la Likouala s’est poursuivie du 02 au 03 Février dans le District d’Impfondo".

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Le pédagogue 07/03/2016 21:54

Le pédagogue :


« La ruée migratoire », surtout depuis 2015, a poussé l’Union Européenne à décider d’un mécanisme dit de relocalisation pour les demandeurs d’asile.
Dans le cadre de ce programme, l’État en France s’est engagé à accueillir 30700 réfugiés.
135 personnes ont d’ores et déjà été accueillies.
150, en provenance de Grèce, ne vont pas tarder à l’être.
Ce qui va presque doubler le nombre des personnes accueillies en France où il est prévu d’accueillir 30700.
Mais comme dirait le défunt Driss Chraïbi, « petit à petit, le nid fait son oiseau ».
(Ce qui en France signifie petit à petit, l’oiseau fait son nid).
En attendant, il y a lieu de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler, « ce qu tout le monde sait ».
Depuis longtemps, bravant tous les dangers, des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, chassés par les horreurs répandues dans les pays d’origine, tentent d’arriver en Europe et d’y rester, en dépit de l’hostilité dont elles sont l’objet, et qui ne date pas d’aujourd’hui.
Ce « processus migratoire » ne cesse de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système dominant qui a semé et qui sème encore, l’oppression partout.
En arabe, les personnes qui prennent la mer pour atteindre l’Europe sont appelés « lhrraaga » (les brûleurs).
Ce sont généralement des personnes qui tentent, à bord d’embarcations de fortune (affrétées par des assassins qui gèrent un trafic qui rapporte des sommes colossales), de quitter l’Afrique et d’autres pays situés ailleurs (comme l’Irak et la Syrie depuis peu), pour atteindre l’Europe, « la forteresse », où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent, ce qui n’est pas toujours le cas, comme « clandestins ».
« Lhrraaga » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, beaucoup brûlent (du verbe brûler, haraqa, hrq, hrg) tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, sont des contrées où la merde gicle et dégouline de partout.
Nauséabonde.
L’esclavage a fait des ravages.
Le colonialisme n’a rien épargné.
Le système dominant continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs.
Le système dominant a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Les pays d’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « hrraaga » sont décidés à tout faire pour fuir les horreurs des es pays d’origine.
Ils n’ont rien à perdre.
Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes (sommes que les corrompus mis à la « tête des États » à qui elles sont destinées, ajoutent à tout ce qu’ils ne cessent de piller pour s’enrichir, encore s’enrichir, toujours s’enrichir à ses employés pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force dite « Frontex » avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à protéger « la forteresse » des assauts des « miséreux », des « hors-la-loi », des « envahisseurs », des « terroristes », comme des médias ne cessent de le répéter sur tous les tons et à tous les temps.
« Ils avaient le pas pesant, les bras ballants et la face effarée. Ceux qui s’arrêtaient pour les voir passer fermaient brusquement les yeux, en une minute de doute intense et subit, où l’origine et la fin conventionnelles de l’homme étaient vélocement révisées, les classifications des règnes et les métaphysiques mises à bas et échafaudées de nouveau comme un château de cartes sur leurs mêmes fondements et suivant la même systématique […] ils ouvraient les yeux : la faillite de la civilisation, sinon de l’humanité, qu’ils avaient vu défiler vêtue de fripes, ou, à tout le moins, des fripes emplies de néant » (Driss Chraïbi, Les Boucs, Paris, éditions Denoël, 1955, P. 26).

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