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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Force publique et voie publique: bavures et dérives dénoncées par Tsengué-Tsengué

Publié par Arsène SEVERIN sur 17 Février 2016, 19:13pm

Catégories : #Force publique congolaise, #Police Brazzaville, #Tsengué Tsengué, #Circulation a Brazzaville, #Bébés noirs à Brazzaville, #Congo-Brazzaville, #BrazzaPLUS

@Une opération de déguerpissement au marché Total
@Une opération de déguerpissement au marché Total

A cinq semaines de l’élection présidentielle, Brazzaville est l’objet de dérives des usagers de la route, notamment de la force publique, qui ne sont pas de nature à rassurer ses habitants sur un déroulement paisible de la campagne électorale et du scrutin.

Alors que les nuits sont de plus en plus dangereuses dans les quartiers populaires de la capitale en raison de la persistance, entre autres, du phénomène « Bébés noirs » que la Police nationale est manifestement incapable d’éradiquer en dépit des puissants moyens octroyés par le Gouvernement de la république à ce corps de la force publique, les brazzavillois, de jour comme de nuit, ont aussi de plus en plus peur de la voie publique que certains usagers investissent en transgressant allègrement et impunément les règles communes du code de la route. Comme quoi, les moyens puissants ne sont pas suffisants.

De nombreux véhicules sans immatriculations circulent à Brazzaville sans être le moins du monde inquiétés ; le plus souvent de grosses voitures tout terrain arborant des vitres fumées. Les pauvres agents de la police routière n’osent même pas les interpeller, certainement par peur des représailles, sachant certainement qui sont dans ces voitures ou qui en sont les propriétaires. Et quand elles sont régulièrement immatriculées, c’est trop souvent qu’elles ne respectent le code de la route, et encore moins les agents de la circulation routière complètement tétanisées à leur vue. Tout ceci impunément.

Mais qui donc peut se permettre de narguer la puissante police nationale si ce ne sont pas des congolais plus puissants que la police ou, pourquoi pas, la police elle-même ?

Et les véhicules de la force publique qui devraient être exemplaires ne sont pas en marge du phénomène. Bien au contraire, ils y sont au cœur, alors que l’ordre, la rigueur, la discipline devraient être, par essence, leurs qualités cardinales. Que nenni ! De la Police nationale aux Forces armées congolaises (FAC), les dérives sur la voies publique de leurs véhicules sont plutôt récurrentes. Il n’est pas rare à Brazzaville de croiser les véhicules militaires sans immatriculation et / ou subir les passe-droits qu’ils s’octroient joyeusement sur la chaussée au grand dam du code de la route. Et surtout, que l’usager ordinaire dégage à leur vue et ne prenne aucun risque avec sa priorité sur la route, car en cas d’accident et de dommages, il en aura pour ses frais. Quant à ceux de la Police nationale, c’est la même chose mais avec en plus les abus des gyrophares et des sirènes.

Ces dérives qui n’honore pas la Force publique congolaise et qui renforcent et alimentent plutôt l’image qu’elle n’est pas au service des populations tranchent radicalement avec ce que l’auteur à vécu à la base navale de Mpila, Brazzaville et qui donnent manifestement des raisons d’espérer. En effet, début février dernier, alors que l’auteur, manifestement peu informé les dispositifs et procédures de formation militaires, tentait d’intercéder en faveur d’une nouvelle recrue qui y était en formation avec près de 400 autres femmes et hommes, afin qu’elle obtienne une autorisation d’aller enterrer sa mère décédée quelques jours auparavant, il découvre, le directeur de stage aidant, avec émerveillement, la rigueur de la formation dispensée aux nouvelles recrues qui, il sied de le souligner, même en cas de décès d’un conjoint ou d’une mère ne sont pas autorisées à sortir de la base pour aller faire le deuil ou les obsèques. Simplement impressionnant ! Mais aussi, oh combien incompréhensible pour le commun des congolais, surtout s’il n’est pas militaire, qui respecte et honore les morts souvent plus que les vivants ! Probablement à cause de la séparation définitive que constitue la disparition de l’être cher.

D’où vient-il alors qu’avec des processus de formation aussi rigoureux de nos militaires, policiers et gendarmes, l’on tombe aussi bas dans la gouvernance de la chose militaire au point que la Force publique congolaise puisse s’illustrer aussi piteusement sur la voie publique. Le Commandant en Chef et le Chef d’état major ont sans conteste du pain sur la planche.

Tsengué-Tsengué

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