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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


L'opposition devrait structurer un peu mieux son discours

Publié par Arsène SEVERIN sur 6 Novembre 2015, 12:22pm

Catégories : #Alain Akouala, #Constitution du 25 octobre, #Congo-Brazzaville, #IDC-FROCAD, #Politique, #BrazzaPLUS

@A bâton rompu avec A. Akouala
@A bâton rompu avec A. Akouala

Le cerveau bleu, ex-ministre de la Communication puis des Zones économiques spéciales, désormais pressenti comme le nouvel ambassadeur du Congo en France, Alain Akouala Atipault estime dans un entretien que l'opposition congolaise était trop radicaliste pour rien. L'ancien ministre pense que les opposants devraient "structurer un peu mieux leur argumentaire" braqué sur le Non indéfectible.

"L'opposition, dont je respecte l'opinion et le point de vue, devrait structurer un peu mieux son argumentaire, au lieu de faire de la surenchère, de rester dans une posture d'obstruction sans qu'on ne sache ce qu'elle pourrait faire demain", analyse Alain Akouala, dans un échange tenu à Brazzaville avant le vote référendaire du 25 octobre 2015

L'ancien ministre estime que le débat avec l'opposition devrait tourner autour des questions politiques d'intérêt général, plutôt que de s'arc-bouter sur le débat constitutionnel désormais derrière nous. "Tout cela est aujourd'hui dépassé. Pour ma part, je pense que politiquement, la question devrait être celle de savoir, où voulons emmener ce pays", déclare-t-il, avant d'ajouter : "il ne s'agit plus ici de faire un débat d'experts en droit. Les experts c'est important dans la vie des nations et des peuples, mais nous ne sommes plus là".

Des propos qui ont tout leur sens au moment où la communauté internationale, et même les Russes, appellent les acteurs politiques à dialoguer. Du côté de l'IDC-FROCAD, il faut que le gouvernement "retire son projet de constitution" avant tout dialogue. Ce que bien entendu le pouvoir n'accepte pas du tout. Les fonctionnaires de la communauté internationale notamment ceux de l'ONU, l'UE, le PNUD, et l'ambassade des Etats-Unis, poussent les opposants à accepter ce qui est déjà fait, donc la constitution du 25 octobre, et travailler désormais sur la transparence de la prochaine présidentielle. Plusieurs observateurs nationaux de la scène politique congolaise jugent trop intransigeantes les deux positions.

Pour Alain Akouala, la nouvelle constitution n'est pas qu'une affaire de la majorité présidentielle. Bien plus, elle devra moderniser la gouvernance de l'Etat. Par exemple, "arriver à lutter contre la corruption, car les populations semblent nourrir à l'égard de ceux qui gouvernent un sentiment d'impunité. C'est en tenant compte de tout cela qu'il faut bâtir un système politique plus moderne au Congo", explique, convaincu, celui qui est pressenti ambassadeur du Congo en France.

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