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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Les Mauritaniennes choquées par des touchers vaginaux gynécologiques

Publié par Arsène SEVERIN sur 16 Octobre 2015, 13:42pm

Catégories : #Mauritanie, #Gynecologie, #Congo-Brazzaville, #Santé, #BrazzaPLUS

@Les gênées par les pratiques du gyneco
@Les gênées par les pratiques du gyneco

Il y a eu le scandale des touchers vaginaux sur patientes endormies puis celui sur le « point du mari », dénoncé par les sages-femmes ; il y a eu le Tumblr intitulé Je n'ai pas consenti, et un hashtag, sur Twitter, #PayeTonUtérus.

Puis il y a eu un documentaire de France Culture, diffusé dans l'émission Sur Les Docks, compilant les récits de nombreuses femmes, brusquées ou traumatisées lors d'un passage chez le gynécologue, chacune ayant souvent plusieurs anecdotes à raconter.

Il y a eu enfin le flot de commentaires suscités par cette émission, que France Culture a rassemblés dans un article. Peu à peu, les femmes sortent de leur silence et racontent la maltraitance gynécologique dont elles font parfois les frais.

Ce phénomène concerne des femmes de tous âges, quelle que soit la raison pour laquelle elles ont affaire à un gynécologue et que celui-ci soit un homme ou une femme.

Remarques déplacées, jugement de valeur ou d'ordre moral, gestes brutaux ou examens violents, mais aussi discriminations contribuent à instaurer un malaise chez les patientes, alors même que cette discipline médicale, à laquelle il est nécessaire d'avoir recours pendant sa vie, touche au plus intime.

« Dans la vie, je ne suis pas du genre à me laisser faire, je suis plutôt militante et, dans mon travail, j'ai un poste à responsabilité, je sais me faire respecter », raconte Marie*, 34 ans. Quand on l'interroge sur ses « mauvaises expériences » chez le gynécologue, elle explique en avoir « plein à raconter ! »

Elle s'en souvient de trois en particulier, qui ont toutes un point commun : elle ressort des consultations avec un sentiment « de honte », et l'impression d'être prise « pour une idiote ou une enfant, quasiment systématiquement ».

« Face à un médecin, et encore plus un gynécologue, j'étais une petite fille ignorante et apeurée qui n'osait rien dire. Le fait d'être dénudée les jambes écartées amplifie largement ce sentiment d'infériorité », analyse la jeune femme.

« J'avais 25 ans environ. Je prenais la pilule et allais chez la gynécologue tous les 6 mois pour faire renouveler mon ordonnance, explique Marie. Chaque fois, un examen était pratiqué. Chaque fois, elle me faisait mal avec le spéculum. Chaque fois je le signalais. Chaque fois la même réponse : « Oh ça va, vous pouvez bien supporter ça », voire pire : « Non, ça ne fait pas mal voyons ». Ma douleur était tout simplement niée. Alors je me taisais et attendais que ça passe. »

Plus jeune, alors qu'on lui avait diagnostiqué une MST nécessitant une opération au laser, elle a dû faire face au jugement d'un gynécologue. Apeurée par l'opération et apprenant par la même occasion l'infidélité de son petit copain de l'époque, elle s'entend dire de la part du médecin : « Forcément Mademoiselle, si vous ne vous protégez pas, cela vous pendait au nez. » Elle explique avoir par la suite traîné un sentiment de culpabilité, (se) sentant « en faute de demander des dépistages ou des moyens de contraception ».

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