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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


L'opposition continue à s'opposer au référendum

Publié par Par Léo NGUIE sur 7 Octobre 2015, 09:48am

Catégories : #Référendum Congo-Brazzaville, #FROCAD, #IDC, #Politique

@Leaders de FROCAD et IDC
@Leaders de FROCAD et IDC

Les partis de l’opposition congolaise réunis au sein du Front républicain pour l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (FROCAD) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont déclaré le 6 octobre à Brazzaville qu’il n’y aura pas de référendum dans le pays. Dans une déclaration lue par Jean Baptiste Bemba, ces opposants ont dénoncé de nombreuses dispositions de la nouvelle constitution qui renforcent l'impunité dans le pays. Le gouvernement a fixé au 25 octobre 2015 la tenue du référendum constitutionnel.

Pour les membres du FROCAD et de l’IDC, c’est manifestation devant l’opinion nationale et internationale d’un comportement brutal qui caractérise l’esprit du régime de Brazzaville dont le souci est de faire de l’exercice du pouvoir présidentielle une propriété exclusive et privée.

La déclaration a été lue dans un hôtel de la place en présence des leaders de l’opposition comme Mathias Dzon, André Okombi Salissa, Guy Brice Parfait Kolelas, Claudine Munari.

Les opposants craignent l’amplification de l’impunité dans la nouvelle constitution. Jean Baptiste Bouboutou a par exemple cité l’article 10 de la nouvelle loi fondamentale qui stipulerait que « sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé ni livré aux puissances ou organisations étrangères pour quelque motif que ce soit ».

L’article 91 dit, poursuit la déclaration des opposants, qu’aucune poursuite pour des faits qualifiés de crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis a l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut être exercée contre le président de la république après la cessation de ses fonctions. Un alinéas prévoit même que « la violation de ces dispositions constitue un crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi »

Le FROCAD et l’IDC ont estimé que les Congolais ont « lancé au président de la république un signal patriotique de ressaisissement et de sagesse, afin de renoncer à « ces démarches hasardeuses qui n’honorent pas et qui font honte au pays ».

« Nous lançons a compter de ce jour a tous les congolaises et congolais épris de liberté, d’espoir et de démocratie un appel a se tenir prêt sans peur de qui que ce soit ni de quoi que ce soit pour déclencher le processus de la désobéissance civile et de braver en qualité de détenteurs du pouvoir souverain les forces du mal qui se dressent devant nous », peut-on lire dans la déclaration des opposants.

Par Léoncia Nguié

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