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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Des leaders communautaires venus des bois dénoncent la faible action de l'Etat

Publié par Arsène SEVERIN sur 13 Octobre 2015, 16:00pm

Catégories : #OCDH, #Changement climatique, #VERDIR Congo, #Societé- Développement, #Congo-Brazzaville, #BrazzaPLUS

@Des paticipants à la formation de VERDIR
@Des paticipants à la formation de VERDIR

Une dizaine de leaders communautaires venus participer à la formation sur l'exécution du programme VERDIR ont dénoncé le 14 octobre à Brazzaville les diverses violations des droits des populations qui vivent dans le voisinage des zones d'exploitation des ressources nationales et pour lesquelles l'Etat laisse faire.

Pour ces leaders communautaires réunis dans la capitale par l'Observatoire national des droits de l'homme (OCDH ), l'État ne joue pas suffisamment son rôle dans le conflit qui oppose avec les opérateurs industriels.

Témoignant de nombreuses difficultés qu'ils rencontrent dans la défense de leurs droits, face aux sociétés d'exploitation, les membres de la société civile ont expliqué qu'ils étaient abandonnés à eux-mêmes face aux différentes violations des droits de l'Homme. Les représentants de l'État dans ces zones ne se contentent que d'empocher des pots de vin et laisser braire et trimer les communautés. Plusieurs sociétés, arguent les leaders communautaires, s'attaquent sans pitié aux droits des communautés sous la barbe des représentants de l'Etat. A Souanké, par exemple, la société Sofide qui n'a jamais été aménagée et qui bafouent tous les droits des populations.


A Mokeko aussi Eco Oil a déguerpi manu militari les populations qui occupaient les anciennes installations et plantations de Sangha Palmes, prétextant qu'elle avait payé tous droits pour acquérir les terres. Les populations peuvent dont aller se faire voir ailleurs, commente un défenseur des droits de l'homme dans la Sangha.

"A Atama Plantation, nous avons appris des choses horribles, la société exploite du bois et non planter des palmiers tel que prévu dans le contrat", s'étonne un autre défenseur des droits des populations autochtones, ironisant : "les gens font la cérémonie, on danse et on boit, puis c'est tout sans comprendre vraiment ce qui se passe".

Appelant à un resserrement des rangs des défenseurs des droits des communauté, ces leaders sollicitent des formations de terrain dans le cadre d'une plate-forme.

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