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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


"Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre"!

Publié par Arsène SEVERIN sur 8 Août 2015, 11:41am

Catégories : #Collectif de l'opposition, #Jean Itadi, #Clément Mierassa, #Mathias Dzon, #Congo-Brazzaville, #Politique

©Leaders du Collectif préoccupés
©Leaders du Collectif préoccupés

Les leaders du Collectif de l'opposition congolaise ont vite fait le 7 août de se débarrasser de la veste de pyromane qui leur est collée par d'autres acteurs politiques qui redoutent les violences suite au discours tenu par cette opposition. Dans l'appel dit de Diata, en effet, les opposants ont appelé, à l'issue de leur "Dialogue alternatif", à la résistance au cas où le président Denis Sassou N'Guesso annonçait l'organisation d'un référendum constitutionnel.

"Nous avons l'argument de la raison de notre côté et nous n'avons pas à céder à la provocation. Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre", a clamé Clément Mierassa, responsable du Collectif et président du Parti social démocrate congolais (PSDC).

Il poursuivit presque avec le même ton lyrique : "Nous savons que le pouvoir prend des dispositions pour nous tuer. Mais nous disons au président Sassou, beaucoup d'entre nous mourrons, mais tous les Congolais ne mourront pas. Et ils répondront des crimes qu'ils auront commis. C'est ceux qui tiennent le fameux discours de paix qui veulent semer les troubles dans ce pays".

Dans une déclaration publiée récemment à Brazzaville, Elvis Okombi Tsalissan, président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), parti du Centre, a qualifié de "violent", le discours politique tenu par les acteurs tenants de l'opposition réunis à Diata. "Nous constatons que dans leur communiqué final, ils font appel à la force publique et aux religieux de les soutenir dans leur action. Mais nous constatons aussi qu'en Afrique, à chaque fois que l'armée est appelée à la rescousse, les conséquences ont toujours été très désastreuses", disait-il.

Pour Okombi Tsalissan, il faut que les politiques mesurent leur discours. "Est-ce qu'aujourd'hui, après ce que nous avons vécu dans ce pays, l'instabilité politique avec l'intervention de l'armée, est-ce que les gens qui aiment ce pays peuvent tenir un tel discours. Nous disons que c'est de la provocation".

Pour Jean Itadi, la réalité sur le terrain est plutôt inversée. "Lui qui veut changer sa constitution n'est pas pyromane, malgré tous les conseils qu'on lui donne, mais c'est à nous qui lui disons de ne pas faire ça parce que ça peut mettre la paix en péril, qu'on colle l'étiquette de. Mais quel est ce pays-là où on voit les choses à l'envers?", s'est-il demandé.

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