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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


"Je n'ai tué personne,... j'ai le droit de circuler partout"

Publié par Arsène SEVERIN sur 5 Août 2015, 12:26pm

Catégories : #Blanchard Oba, #Congo-Brazzaville, #Politique

©Blanchard Oba devant la presse
©Blanchard Oba devant la presse

C'est le cri de détresse, avec un peu d'orgueil personnel apparemment, lancé à Brazzaville le 4 août par René Serge Blanchard Oba, président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD), pour dénoncer son interdiction de quitter le territoire national. Malade, porteur d'un clou de 53 Cm dans son fémur gauche, cet ancien membre de la Majorité présidentielle, passé depuis à l'opposition, devrait se rendre en France pour des soins médicaux. Niet!

"Mon étonnement est donc grand de constater que je suis interdit de quitter le territoire national. Cette interdiction est sûrement le fait d'un zèle à un certain niveau que je ne saurai situer", a dit désespérément Blanchard Oba, la voix rauque et un peu encombrée par la toux.

Mais, c'est plutôt ce corps étranger qu'il voulait se faire enlever en France, à la demande de son médecin qui sera surpris de ne pas voir son malade au rendez-vous. "A cette date, je suis attendu en France par mon médecin pour un contrôle et suite à donner aux soins inhérents", a-t-il plaidé devant les journalistes qui l'écoutaient sans brancher, étonnés eux-mêmes par cette histoire de prince.

Après Pascal Tsaty Mabiala, le premier secrétaire de l'UPADS, Rigobert Ngouolali, un dirigeant de l'opposition et Gabriel Oba Apounou, un élu du PCT, c'est René Serge Blanchard Oba qui s'est vu refuser le droit d'aller à l'étranger. D'après l'officier du jour, il s'agissait là d'appliquer la décision personnelle du présidentielle Denis Sassou N'Guesso. Ce que recuse Blanchard Oba. "Il est exclu a priori pour ma part qu'il s'agit d'une décision du président de la république dont je connais l'attachement à la démocratie. C'est un homme qui conçoit que même dans la famille on peut avoir des points de vue différents", s'est-il forcé de croire!

Cet ancien député PCT de la cinquième circonscription de Talangaï a estimé que " ces faits graves et arbitraires traduisent une traque et un harcèlement manifeste de certains acteurs politiques, d'où un sentiment de traitement à géométrie variable entre citoyens d'une même nation. Hier ne l'oublions pas, ce sont ces sentiments d'injustice qui nous ont conduit aux drames".

Pour le président du MSD, il n'y a l'ombre d'aucun doute, il paye de sa prise de position pour qu'on n'enlève même pas un seul iota sur le truc (la constitution, toi aussi!). "Le lien pour moi est très évident. Il établit le rapport avec mes dernières prises de position sur la question du changement de la constitution du 20 janvier", a-t-il avancé, sûr de lui.

"Je n'ai tué personne, je suis citoyen congolais libre, j'ai le droit d'aller me soigner, j'ai le droit de dire non au changement de la constitution du 20 janvier 2002 sans que cela m'expose à des méthodes que même l'URSS à l'époque de gloire avait abolies", a tempêté Blanchard Oba, la mort dans l'âme.

Pour l'heure il est chez lui, billet et réservation d'hôtel perdus. Il a d'ailleurs appelé à l'observation d'Otwerè. Pour lui, le président Denis Sassou N'Guesso, qui par ailleurs son oncle, est "un Kany qui doit apporter la lumière dans cette affaire". C'est pourquoi il refuse de porter l'affaire devant les tribunaux.

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