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©Thierry Mongalla
©Thierry Mongalla

C'est le nouveau ministre de la communication. Pour une première fois, le président Denis Sassou N'Guesso lui endosse la charge des médias. C'est un bonheur et les journalistes devraient s'en réjouir, car pendant longtemps ce ministère n'a été que l'ombre de lui-même, ne jurant que par les médias d'Etat, oubliant que les médias c'est tout le monde, le public et le privé, l'audiovisuel et la presse écrite ainsi que le web.

Souvent agissant comme ministres des médias d'Etat en sus des directeur généraux très actifs dans ces organes, la plupart des ministres de la com n'ont fait que noircir la presse privée. Tentés même à ne pas la voir exister. Pour les médias sur le net, ils étaient pendant longtemps résumés en un simple tissu de mensonges, espace des opposants, alors que des professionnels y travaillent sérieusement.

Le ministre Thierry Moungalla arrive au moment où SEVERINNEWS va connaître des développements importants, notamment dans le changement de son nom. C'est le moment pour ce haut fonctionnaire de l'Etat de travailler pour une justice dans le métier. Des journaliste diabolisés, damnés et les dallés, qu'on jure ne jamais voir dans les cérémonies officielles. Ils doivent se contenter des queues de cerises, de rumeurs et de ragots. Et pourtant c'est des professionnels qui voient autrement l'actualité nationale.

Bienvenu à Thierry Moungalla, ministre en charge des médias. La tâche n'est jamais de tout repos. Les médias, ça bouge de partout, ça donne la parole a tout le monde pour faire de l'équilibre. Les médias, c'est l'église au milieu du village : bons et mauvais s'expriment. Ce sont là les attributs de la liberté d'expression.

La peur dans tout cela c'est que le ministre étant lui-même un membre du Comité central du PCT de même que le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo. Une petite étincelle dans le jardin du pouvoir, pouaf! Interpellations, suspensions et autres. Et l'espoir est que cela ne soit pas le cas cette fois-ci.

La chance pour Thierry Moungalla est qu'il connaît les réseaux sociaux. Il lit beaucoup et l'espoir peut-être écrit peu ou faire écrire abondamment. C'est un atout pour analyser avec lucidité tout ce qui vient des médias web. Diplômé en droit, certainement comme son prédécesseur qui va à la Culture et pourra gérer le prochain Fespam, le ministre Moungalla a conduit avec brio le suivi des travaux de municipalisation accélérée de Sibiti.

Depuis des mois, il s'emploie à appeler au changement sans conditions de la constitution du 20 janvier 2002. Il est en passe de devenir l'homme de main du président Denis Sassou Nguesso, et s'insère bien dans le sérail. Son avenir est promoteur.

Tag(s) : #Thierry Moungalla, #Congo-Brazzaville, #Gouvernement congolais, #Politique
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