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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


"J'ai regretté la faible représentation de l'opposition à Sibiti"

Publié par Arsène SEVERIN sur 20 Juillet 2015, 10:50am

Catégories : #Dialogue Brazzaville, #Sibiti, #Congo-Brazzaville, #Severinnews

©Bonaventure Boundzika
©Bonaventure Boundzika

Bonaventure Boundzika, le président du Congrès des démocrates républicains (CDR), a déploré dans une interview exclusive à SEVERINNEWS, la faible représentation de l'opposition au dialogue national tenu du 13 au 17 juillet à Sibiti, dans le sud ouest. Pour cet opposant dit républicain, le combat de l'opposition était plutôt ailleurs, "l'obtention d'une organisation paritaire des élections dans le pays", et est aujourd'hui fier "d'avoir au moins obtenu les 50% des revendications".

Combien étiez-vous comme opposants à Sibiti?

B. Boundzika : Nous nous connaissons fort bien dans l'opposition et n'étions que 35 à Sibiti. 35 sur les 649 participants. Nous étions très sous-représentés. C'est pourquoi je déplore l'absence de nos amis de l'opposition qui ont préféré la politique de la chaise vide en restant à Brazzaville plutôt que d'aller vomir tout ce qu'ils sont sur le coeur devant les autres acteurs politiques à Sibiti. Nous n'avons pas fait le poids, certes, mais nous revenons avec des victoires...

...Et c'est quoi ces victoires que vous ramenez à Brazzaville?

B. Boundzika: Je voudrais d'abord rappeler que la préoccupation essentielle de l'opposition était la gouvernance électorale. Le point sur la réforme des institutions n'était pas pour nous une préoccupation. Ce n'est pas nous qui l'avons inscrit de toute façon. De peu de monde que nous étions à Sibiti, la majorité s'est malheureusement rendue à la première commission qui traitait de la réforme des institutions. Vous savez ce qu'ils ont ramené aujourd'hui. Nous, au niveau de la gouvernance électorale, nous avons obtenu l'institutionnalisation de la Commission national des élections. C'est-à-dire qu'elle jouira désormais d'une autonomie fonctionnelle et d'une indépendance financière. Elle ne sera plus sous l'autorité du ministre de l'Intérieur. De même, nous avons exigé et obtenu le bulletin unique auquel le pouvoir ne voulait pas céder. Et dès la présidentielle de 2016, nous allons voter avec le bulletin unique.

Mais avec quel fichier électoral irez-vous voter en 2016?

B. Boundzika: C'est vrai que le dernier recensement a posé problème. Mais nous tenons à ce que l'élection présidentielle ait lieu en 2016. Nous avons donc décidé de faire la révision extraordinaire des listes qui existent déjà, celles issues du Recensement administratif spécial. Mais avons également obtenu qu'on revoie le découpage électoral, car celui existe ne satisfait pas tout le monde, et ne reflète pas la réalité sur terrain...

...Et pourtant vous avez failli quitter Sibiti pendant ces discussions?

B. Boundzika: Oui! Ils ne voulaient pas nous accorder le temps de parole. Ils étaient des centaines dans la salle, cinq minutes à chacun. Nous n'étions qu'une poignée, cinq ou six, c'est pas juste! Nous avons demandé à parler plus longtemps que les gars de la majorité. Et comme ils ne voulaient pas, nous avons quitté la salle. Les ministres Mvouba, Oba et Mboulou sont intervenus, non pas seulement pour que nous revenions dans la salle, mais aussi pour que nos demandes soient acceptées. C'est une victoire pour nous. Nous avons gagné la nouvelle façon d'organiser les élections au Congo.

Avez-vous eu écho de ce qui s'est dit dans l'autre commission, la moisson de vos amis?

B. Boundzika: Nous savions qu'ils n'apporteraient rien. La majorité était de ce côté là. Nous avons fait le poids à 5 ou à 6 devant 200 délégués qui voulaient même huer sur nous. Les autres, parait-il, n'ont même pas eu le courage de parler, de dire pourquoi il ne fallait pas changer de constitution. C'est pourquoi le large consensus s'est dégagé en faveur du changement. Nous sommes obligés de défendre ce résultat du consensus qui au départ n'était pas notre préoccupation, je le souligne. Mais nous le défendons maintenant. Notre joie c'est d'avoir fait passer au moins 50% de nos préoccupations à Sibiti

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