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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


L'OCDH exige la liberation de 13 prisonniers politiques

Publié par Arsène SEVERIN sur 16 Juin 2015, 15:27pm

Catégories : #Droits Humains, #ONG, #OCDH, #Congo-Brazzaville, #CDRC, #Boukadia Modeste, #Nzila Kendet

© Trésor Nzila Kendet, D.E de l'OCDH
© Trésor Nzila Kendet, D.E de l'OCDH

Le directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), Trésor Nzila Kendet a exigé la libération de 13 prisonniers politiques, détenus depuis mars 2014 dans différentes maisons d'arrêt du Congo. Cette organisation des droits de l'Homme donne ainsi de la voix au groupe de travail des Nations Unies sur les prisonniers politiques ayant travaillé au Congo. Ces personnes appartiennent au Cercle des démocrates républicains du Congo (CDRC), parti régulièrement enregistré au Congo.

Il s'agit de Mbanza Judicaël (né en 1984), Kimangou Joseph (1963), Miakamouna Nzingoula Sylvain (1951), Bibila Gilbert (1958), Mabiala Mpandzou Paul Marie (1972), Tsiakaka Valentin (1968), Maboyi Antoine (1960), Silhao René (1951), Matimouna Mouyecket Euloge (1984), Kialounga Pierre Placide (1966), Tandou Jean-Claude Davy (1974), Ngoma Sylvain Privat (1984), Banangouna Dominique Mesmin (1976), Londhet Moussa Landry (1977).

Toutes ces personnes ont été arrêtées et croupissent en prison à cause de leur opinion politique d'après les Nations Unies. Elles avaient tenté de manifester contre le gouvernement, en affichant publiquement des pancartes du genre : "Carton rouge= démission du gouvernement". La manifestation avait été dispersée à Pointe-Noire et les organisateurs arrêtés par la police et la gendarmerie. Une trentaine à l'époque. Après un procès "criminel" organisé à leur encontre pour "atteinte à la sureté de l'Etat, 13 ont été condamnés à des peines allant de cinq à sept ans de prison".

"Une sanction que nous trouvons très excessive et lourde. Il s'agit de la jouissance de leur liberté d'expression et non d'une quelconque rébellion", a dénoncé Trésor Nzila Kendet qui a appelle le gouvernement à libérer dans l'immédiat les personnes détenues. "C'est leur forme d'expression et aucune infraction n'a été commise selon notre législation en vigueur. Nous nous interrogeons bien pourquoi ces personnes ont perdu leur liberté et depuis des mois", se demande le directeur exécutif de l'OCDH devant la presse.

L'OCDH s'est ensuite dit vivement préoccupé par la situation de ces détenus, "qui sont disséminés dans les différentes maisons d'arrêt du Congo". Les enquêteurs de l'OCDH ont pu identifier certains prisonniers à Pointe-Noire où ils ont tous été condamnés, mais à Brazzaville et à Ouesso. Pour faire face à leurs besoins quotidiens, les parents de ces détenus déportés dans la capitale ont dû faire le déplacement de Brazzaville.

Selon un membre du CDRC qui assistait à cet échange avec les journalistes, leur parti est bel et bien enregistré au ministère de l'Intérieur du Congo. Il est présidé par Modeste Moukadia, un ancian candidat à la présidentielle de 2009 ayant vu la réélection du président Denis Sassou N'Guesso. En 2013, Modeste Boukadia avait tenu à Brazzaville (le 11 mai) et à Pointe-Noire (le 29 juin), des meetings. Ces manifestations ont été qualifiées, selon le rapport des Nations Unies de "incitation à la population à la révolte". Moukadia est d'ailleurs sous le coup d'un mandat d'arrêt. Jugé par coutumance, il a été condamné à la prison à vie. Depuis un moment, l'homme, vivant désormais en Europe, a même créé la République du Sud Ouest du Congo.

© Face à la presse nationale et internationale

© Face à la presse nationale et internationale

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