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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Les Zaïrois rejettent le dialogue politique proposé par leur président!

Publié par Arsène SEVERIN sur 19 Mai 2015, 08:46am

Catégories : #International

©Au centre, Vital Kamereh
©Au centre, Vital Kamereh

Une plate-forme de l'opposition congolaise a rejeté lundi le "dialogue politique" proposé par le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, y voyant une manœuvre pour permettre au chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

"L'opposition politique congolaise ne trouve pas d'opportunité [à] un dialogue qui risque de nous entraîner dans un chemin de transition" et de déboucher vers un "glissement du calendrier électoral en violation de la Constitution", ont fait savoir dans une déclaration publique quelques dizaines d'opposants de divers partis, réunis à Kinshasa.

La déclaration a été lue notamment au nom de dirigeants du Mouvement de libération du Congo (MLC) et de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), deux des trois principales formations de l'opposition représentées à l'Assemblée nationale.

Selon une source officielle et des représentants de l'opposition, un émissaire de M. Kabila a rencontré à plusieurs reprises début mai des dirigeants des principaux partis d'opposition pour leur faire part de la volonté du chef de l’État d'ouvrir avec eux un "dialogue politique" dont aucune des modalités n'a été précisée.

Le climat politique en RDC est particulièrement tendu depuis quelques mois à l'approche d'échéances électorales importantes. En janvier, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lors de manifestations contre le pouvoir ayant tourné à l'émeute.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter à la prochaine présidentielle prévue pour novembre 2016.

L'opposition prête au président l'intention de tout faire pour se maintenir à la tête de l’État au-delà du terme de son mandat et de chercher pour cela à retarder la série d'élections (locales, provinciales, sénatoriales...) devant commencer en octobre et mener jusqu'à la présidentielle et aux législatives de fin 2016.

Elle a déjà dénoncé le caractère "irréaliste" du calendrier électoral proposé par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qu'elle accuse d'être inféodée au pouvoir.

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