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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Solange Lusiku, rédacteur en chef de 'Le Souverain' en RDC

Publié par Arsène SEVERIN sur 9 Mars 2015, 16:26pm

Catégories : #Droits Humains

Solange Lusiku, Le Souverain
Solange Lusiku, Le Souverain

Sélectionnée parmi les dix meilleures femmes journalistes au monde par l'organisation Reporters Sans Frontières, Solange Lusiku Nsimire est rédacteur en chef d'un journal paraissant dans le Kivu en République démocratique du Congo (RDC). On aurait pu dire "Rédactrice en Chef" pou féminiser son rôle, cette dame se sent bien dans sa peau quand elle dénonce des anti-valeurs dans son pays. Solange va plus loin en organisant des débats dans les rues sur ce que disent les journaux.

Seule femme rédactrice en chef d’un journal aux Kivus, Solange Lusiku Nsimire est fière de son mensuel, Le Souverain. Connue pour ses articles d’investigations, la journaliste poursuit l’œuvre de son fondateur : produire un journal indépendant qui reflète une pluralité d’opinions. "Quand nous dénonçons les malversations financières, le communautarisme ou les conditions de travail dans les mines, nous le faisons pour tout le monde, au nom de la liberté de la presse", explique-t-elle.

Cette mère de sept enfants est aussi animée par le désir de raviver une culture de l’écrit que 30 ans de guerre ont fait disparaître. "Je veux contribuer à la mémoire collective du Kivu, dit-elle. Documenter les informations pour les générations futures et aussi pour éviter que la rumeur et la désinformation ne se propagent." Une tâche pacificatrice essentielle mais difficile qu’elle relève avec brio comme en témoignent tristement les menaces quotidiennes qu’elle reçoit de la part du pouvoir, de l’opposition et même parfois de la société civile. "La neutralité nous coûte cher".

Au-delà des pages imprimées, cette journaliste engagée porte le débat dans la rue en organisant des revues de presse participatives où les articles sont débattus publiquement entre les populations et les gouvernants locaux. Ses enquêtes politiques et sociales lui valent d’être interdite des conférences de presse des autorités provinciales. Mais, elle peut compter sur les informations de confrères journalistes travaillant pour des rédactions plus frileuses. Est-elle parfois tentée d’arrêter ? "Ce serait me renier moi-même, je ne sais pas faire autre chose". Un engagement qui n’épargne malheureusement pas sa famille, victime d’attaques et de menaces. "Moi, j’ai choisi mon métier. Mais eux ? Qu’ont-ils fait ?"

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justin Amisi 11/08/2015 21:35

Courage ma soeur!nous te soutenons fort.queDieu te protege

Lydia 11/08/2015 21:02

Et toi Prince ta malignité c'est de vendre un français plein de fautes sur internet? Ainsi tu aura des parrains? Nos journalistes dévoilent ce que cachent tous les mauvais.

prince 11/08/2015 03:21

Les gens cherchent a vilipander le pouvoir en place alors que ce meme jouraliste sont les ennemis de la nation. Ils n'ont rien fait pour ce pays c'est juste ils trouvent des parrains en occidents en quete de survie qui financent des projets egoistes et certaines peronnes "impatriotes" en profitent pour salir l'image de la nations. On les connait deja et sont nEs pauvres, on doit accepter que c'est leur malignitE pour nourrir la famille et faire etudier les cousins du village.

prince 11/08/2015 03:15

en RDC on n'as jamais vecu 30 ans de guerre

wendo lushinji joés 10/08/2015 21:27

c'est bon!élargissez les antennes dans des provinces

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