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Une des cuisines camerounaises
Une des cuisines camerounaises

Le Cameroun, pays marqué par son sens de l’accueil et de la chaleur, est aussi riche de par ses variantes culinaires des quatre coins de son triangle. Partager un repas étant un moment de réjouissance et de bienséance respecté, des peuples tels les Bassa, ont élaboré un met culinaire à base de noix de palme : le Nsùgui, qui a la particularité d’unir en toute circonstance. Avec Jovago.com, l’on va découvrir ce mets issu des racines ancestrales littorales camerounaises.

A la base du Nsùgui, des noix de palme. Faire une sauce à base de cet ingrédient si particulier n’est pas une coutume inhérente seulement au peuple Bassa mais aussi à ceux du grand Ouest du Cameroun. Mais le Nsùgui, plat au dénominatif bassa signifiant littéralement « sauce de noix » s’avère être l’une des plus simples. Il suffit juste de piller des noix de palme dans un mortier et d’en extraire le jus, élément principal avec lequel sera faite cette sauce qu’on appelle aussi « sauce jaune ». Chez les Bassa par contre, le Nsùgui est très souvent utilisé comme ingrédient principal pour combiner à d’autres mets tels que le célèbre Okok, le Kwem ou aussi le Mbongo’o que même les étrangers savent apprécier.

Mais partager un plat de Nsùgui avec les étrangers n’est pas une coutume datant principalement des temps modernes. Depuis les temps antiques jusque dans la société proprement traditionnaliste actuelle des bassa de la région du Littorale du Cameroun, le Nsùgui est un plat qui se cuisine lorsque d’importantes sommités se retrouvaient ou quand de grandes rencontres étaient et sont organisées. Lorsqu’une cérémonie officielle (consécration d’un chef ou d’un notable, dot ou mariage, funérailles, célébration, commémorations, etc.) était mise sur pied, le Nsùgui se devait d’être cuisiné pour démontrer l’importance de ce moment avec en prime l’inclusion d’un gibier fraichement chassé (lièvre, sanglier, porc-épic, singe, rat…). Aussi n’était-il pas rare de voir lors du règlement à l’amiable de conflits ou de différents un plat de Nsùgui à la viande de brousse, lequel marquait un grand égard pour son vis-à-vis. C’est d’ailleurs toujours le cas de nos jours, chez les bassa.

Lorsque www.jovago.com a entrepris de promouvoir ces mets du Cameroun, rentrant dans leur historicité, s’était en raison des interrogations que plusieurs clients d’hôtels posaient quant aux plats locaux qui leur étaient servis. Certes, les temps moderne ont de quelques peu mis entre parenthèse l’histoire, mais le Nsùgui, quand bien même est préparé dans un village, c’est généralement parce qu’il est agrémenté d’un gibier frais ou fumé et non plus toujours pour la résolution de problème ou pour une célébration quelconque.

La plupart des autochtones préparent le Nsùgui d’abord en raison de l’abondance des noix des palmes dans les villages. En outre, la rareté des condiments (qui proviennent surtout de l’Ouest) les y restreint. Pour une sauce classique de Nsùgui, l’on a comme ingrédients basiques des arachides fraiches ou du djansang, du piment, du nsima (basilic), des rondelles… Dans le grand Ouest par exemple où la sauce jaune est consommée avec du taro râpé, non seulement elle porte un autre nom, mais elle revêt aussi une autre histoire… Jovago.com, site de réservation d’hôtels qui balade le monde au travers de l’histoire des mets se fera ultérieurement le plaisir de la révéler. Par contre dans le Littoral du Cameroun, le Nsùgui est consommé avec tout type de tubercule et aussi avec des plantains ou des bâtons de manioc et pour sûr, ce plat fait parti des plus aimés du pays.

Avec Gaspard Ngono au Cameroun

Tag(s) : #Culture
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