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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Même nos prédateurs sont devenus d'un coup des Charlie!

Publié par Arsène SEVERIN sur 9 Janvier 2015, 16:59pm

Catégories : #Droits Humains

Témoignage de la violence contre les journalistes
Témoignage de la violence contre les journalistes

On aura tout vu! Même ceux qui gardent soigneusement dans leurs bureaux ou dans leurs chambres des listes portant les noms des journalistes à dépecer un jour sont du coup devenus des Charlie! Effet de mode ou mode d'effets? Heureusement que les organisations comme Reporters Sans Frontières rappellent toujours des "trous noirs" et des prédateurs des journalistes. Ceux-là qui nuit et jour cuisinent à la sauce pimentée la liberté des journalistes qu'ils traitent avec mépris et violence comme si c'étaient des opposants politiques!

Depuis le massacre de dix journalistes à Paris en France, tout le monde affiche "Charlie Hebdo". C'est vrai, même nos prédateurs nous aiment parfois! Même les régimes qui ont des journalistes en prison crient haut et fort, "Nous sommes Charlie"! Quoi? Charlie de quel monde? Des Charlemagne oui! Sinon ils devraient commencer par libérer tous les opprimés de la liberté d'expression, et annuler les peines infligées injustement aux journalistes qui ne font que leur boulot. C'est leur travail de DIRE et d'ECRIRE. Il ne peut en être autrement!

A la moindre incompréhension, les journalistes sont tabassés et jetés en prison comme s'ils n'étaient que de vulgaires bandits. Dans certains pays, les législations ne sont même pas claires sur l'exercice de la fonction des journalistes, poursuivis à longueur de journée pour diffamation, calomnie et atteinte à la sureté de l'Etat. Comme on peut le voir sur les images ci-dessous, plusieurs journalistes passent de sales quarts d'heure juste pour avoir pris le goût du travail, le plaisir de bien informer les citoyens.

En 2014 par exemple, Reporters Sans Frontières indique que 66 journalistes ont été tués dans le monde. Ce qui fait que jusqu'en fin décembre 720 journalistes étaient assassinés en dix ans dans le monde entier. Chassés, haïs, méprisés, indexés, stigmatisés, bruités, violentés et exposés, vomis, bannis et agressés, les journalistes sont devenus des ennemis des hommes politiques, des acteurs sociaux, et des opérateurs économiques et mystérieusement des autres journalistes ou agents de la communication qui ne vivent plus du métier mais des cagnottes que rapporte la tête d'un vrai professionnel des médias à la trahison!

Les pasteurs d'église, les footballeurs, les prostituées, les réfugiés et les agriculteurs ne donnent pas du répit aux chevaliers de la plume et du micro. Ils ont tous à dire ou à redire à la suite du travail d'un journaliste. Quand leurs intérêts sont menacés, leurs mauvaises pratiques mises à nu, ils sont furieux contre les journalistes qu'ils traquent parfois des années durant pour un jour venir à bout d'eux!

Les journalistes ne travaillent pas pour faire plaisir à un acteur politique ou social. Le travail du journaliste est un devoir, une contrainte d'informer et de bien informer. Il est sans contrepartie. L'argent et les biens matériels remis gracieusement à un journaliste pendant le traitement d'une information ne définissent pas un contrat, encore moins le prix du travail à diffuser.

Selon Reporters Sans frontières, 178 journalistes croupissent en prison. Chaque fois, les professionnels des médias sont invités à signer des pétitions pour la libération d'un confrère détenu à cause de son travail. Ils sont nombreux les prédateurs de la presse. Ceux qui délectent la liberté d'expression incarnée en démocratie par une pluralité des médias. En faisant ainsi, ils pensent corriger les journalistes afin qu'ils ne disent plus la vérité. Pufff! Laissez les journalistes faire leur travail. Et bravo pour ces pays, même en Afrique qui ne jettent pas les journalistes en prison.

De tout temps, les acteurs politiques et économiques confondent souvent le travail des simples communicateurs qui bossent dans leurs officines avec le vrai travail acharné et lissé des journalistes qui collectent, traitent et diffusent des nouvelles selon une ligne bien précise, dans le respect de la loi. Mais quelle loi? Pas celle qui restreint la liberté de la presse et tend des pièges aux journalistes afin que ceux-ci se retrouvent derrière les barreaux, malheureux. Une autre histoire.

Abattu en 2006 à Kinshasa

Abattu en 2006 à Kinshasa

Copieusement tabassé à Canne en 2004

Copieusement tabassé à Canne en 2004

Tués au Mali en 2013

Tués au Mali en 2013

Tabassé à Yaoundé en 2011

Tabassé à Yaoundé en 2011

Agressés à Paris en 2013

Agressés à Paris en 2013

Violentés par la police à Kinshasa en 2014

Violentés par la police à Kinshasa en 2014

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Annie 10/01/2015 15:43

Franchement, rien à dire sur cette réflexion. Toujours bien faits vos articles! Félicitations monsieur SEVERIN

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