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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


La Majorité présidentielle dit minoritairement "Oui" au changement!

Publié par Arsène SEVERIN sur 21 Janvier 2015, 11:15am

Catégories : #politique

Les militants de la Majorité exaltant le OUI
Les militants de la Majorité exaltant le OUI

Conduites par le Parti congolais du travail (PCT), les formations politiques de la majorité présidentielle ont suivi le 20 janvier le pas de leur principal allié dans le pouvoir, le PCT, en optant pour le changement de constitution. Mais les gros poissons de cette plate-forme politique au pouvoir depuis octobre 1997 n'ont pas été présents dans la salle des congrès du palais des Congrès de Brazzaville.

D'après le Secrétaire general du PCT Pierre Ngolo, président par intérim de la Majorité présidentielle, plus de 1.400 signataires avaient pris l'engagement de signer la déclaration de changement de constitution dont il a pris acte ce jour. Dans la salle, 120 signatures obtenues. Ce qui est énorme tout de même. Le problème, quels sont les partis qui ont signé? L'Union pour la république (un député) de Benjamin Bounkoulou, revenu sur la scène politique à l'issue des législatives de 2012.

Le Club 2002 de Wilfrid Nguesso, représenté par son secrétaire général Juste Mondele qui a même lu la fameuse déclaration de changement de constitution. Mais avec quelle représentativité dans les institutions aujourd'hui? Le Club 2002 d'hier, Oui, avec des élus et des ministres. Le parti de Chantal Kanda, l'une des femmes qui anime un parti politique au Congo, ici aussi zéro député et zéro conseiller. Et puis des petits partis et des associations comme Association Pierre Oba ou l'association du ministre Pierre Mabiala, deux ou trois associations appartenant à la fois à la députée de Djiri Emilienne Olou.

Selon certains critiques, plusieurs associations ont été créées récemment pour cause de remplissage. Comiques, oui ils le sont ces critiques, mais la vérité c'est que la Majorité présidentielle ce n'est pas des formations politiques sans rayonnement, sans envergure. Des fretins qui ne sont même pas représentatifs et constitutifs dans le poids politique de la Majorité au parlement et dans le gouvernement. Et pourtant la réalité était étonnante. Juste des sangsues, des petits mangeurs affamés et futuristes.

Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), le principal allié du PCT depuis la réélection en 2009 du président. Denis Sassou N'Gouesso n'a pas mis pied dans la salle. Attitude déjà observée lors d'une première réunion tenue en début janvier à Brazzaville. On sait que la direction politique de feu Bernard Kolelas est sous la pression des militants pour ne pas faire cause commune dans le changement de constitution. Ces derniers ont largement dansé dans leurs fiefs de la capitale congolaise lorsque Guy Brice Parfait Kolelas s'était dit catégoriquement opposé au changement de constitution. "Là on le retrouve, un vrai Kolelas parle comme ça. Là on voit que le singe a changé de forêt", commente un fan du MCDDI au lendemain de sa déclaration sur les antennes de Radio France internationale (Rfi).


D'autres formations politiques manquent toujours à l'appel. Le Rassemblement pour le Congo (RC) du ministre Claude Alphonse Silou porte également le poids de la pression de leurs militants qui menacent même leurs dirigeants si jamais ils optaient pour le changement de constitution. Même le PULP du jeune montant Médard Moussodia, avec trois députés, ça pas été avec le PCT pour signer cette déclaration. Et il y a le MAR, le RDPS ou la DRD de Hellot Manston Mampouya qui ont brillé par la grande absence. Ils ne savent pas comment décider, coincés entre la pression des militants, la logique politique et les exigences du moment dictées par le PCT leur principal allié au pouvoir. Le RDD et l'UP ont eux déjà quitté le bateau après des tapageuses déclarations demandant au PCT d'appliquer les accords de gouvernement conclus. Ils ont rejoint le tout nouveau front des Paul Marie Mpouele et les Clément Mierassa qui lutte pour le respect de l'ordre constitutionnel.


La vérité c'est que le PCT a fort à faire pour ramener ses gros partenaires à reprendre le bateau. Les enjeux de l'heure exigent que le PCT reconquiert ses alliés, certainement déçus par la gestions des accords conclus. Mais s'il tient à s'engouffrer seul dans cette histoire de changement de constitution, le PCT n'est pas sûr de gagner la bataille. Il faut faire profil bas et cesser de donner l'impression que les choses se gagnent bien. Ce n'est pas avec les Benjamin Bounkoulou que le PCT changera sa constitution. Il faut rallier le plus de monde. Et c'est du travail. Le moment est venu de tout vomir, tout que les cadres du PCT ont appris dans les pays de l'Est.

Pierre Ngolo prenant acte du OUI au changement de la Majorité

Pierre Ngolo prenant acte du OUI au changement de la Majorité

Satisfait, Pierre Ngolo file 10.000f  au musicien Kim Clotaire Kimbolo

Satisfait, Pierre Ngolo file 10.000f au musicien Kim Clotaire Kimbolo

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