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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Sassou N'Guesso : "Personne n'a le droit d'empêcher la confrontation des idées" sur la constitution !

Publié par Arsène SEVERIN sur 31 Décembre 2014, 20:58pm

Catégories : #Politique

Le président Denis Sassou N'Guesso
Le président Denis Sassou N'Guesso

Dans son message de voeux de nouvel an aux populations, le président Denis Sassou N'Guesso a affirmé avec force le 31 décembre que le débat sur la constitution doit suivre librement son cours dans le pays. Personne ne doit l'empêcher, et il doit prospérer de façon saine et sereine. Il a conclu que si les divergences persistaient entre différents courants, le peuple sera appelé à trancher entre le OUI et le NON!

Sassou N'Guesso a coupé l'herbe sous les pieds de ceux qui pensent que suite à ce débat sur la constitution, l'élection présidentielle n'aura finalement plus lieu en 2016, tel que l'attendent impatiemment certains leaders de l'opposition, et qui rappellent chaque jour le nombre de jours qui restent pour qu'on y arrive. Sans aller par quatre chemins, il a dit en de termes clairs que "l'élection présidentielle ce sera en 2016". Et il a ajouté que les acteurs politiques avaient le temps de la voir arriver tranquillement. Pour Sassou N'Guesso le débat sur la constitution est démocratique, et personne ne saura l'arrêter. "Nous bannissons la violence", a-t-il déclaré dans un ton solennel et ferme.

Silencieusement attendu attendu par les Congolais à 20h, le président Denis Sassou N'Guesso n'a pas causé de lapin. Il était bien là, sur le petit écran, pétillant de forme et puis quoi encore! Sur les ondes de la radio nationale, l'homme du 5 février a porté sa voix jusque dans les confins du Congo. Son message était attendu. Parfois avec défi, "On verra ce qu'il va dire". Donc pas comme les fois passées, car nombreux attendaient que le chef de l'Etat se prononce directement sur le changement ou pas de la constitution. Ils attendront encore un peu, car ils ne suivent pas bien. Tout est dit et déjà dit.

He! Denis Sassou N'Guesso a paru calme et serien en abordant la question en termes de "réforme des institutions". Il a souhaité que le débat sur cette question se perpétue et que personne n'ait le droit de l'éteindre ou de l'étriquer encore moins de le monocoloriser. Les Clément Mierassa, grand opposant au changement de l'ordre constitutionnel, aurait certainement eu pour une fois l'occasion de poser la question au chef de l'Etat sur la battue dont il a été victime, lui et ses collaborateurs rouillés de coups pour avoir justement abordé cette question. Mais dans le sens inverse. Eux qui n'ont ni droit à la télé ni à la radio, et parfois à l'espace public pour dire ce qu'ils pensent. Trop durs et trop intransigeants? Le président de la république comprend que "C'est cela la démocratie".

Denis Sassou N'Guesso reconnaît le droit au Congolais de débattre de la question. Librement. Mais pas débat pour débat, il faut que les uns et les autres apportent des arguments qui pourront amener ou pas le peuple au référendum. Comme s'il avait un marteau en main pendant qu'il parlait, Denis Sassou N'Guesso a cogné Gang! Gang! Gang! à l'endroit de ceux qui s'ingèrent sans frais dans ce débat de laisser car c'est un problème des Congolais et qui le règleront de préférence par le dialogue.

Dialogue! C'est le chemin que trace l'homme du Chemin d'avenir, appelant les responsables politiques à discuter de cette question sans invective ni intimidation. Il admet aujourd'hui l'existence des deux positions, ceux qui gardent le statut quo et ceux qui prônent la réforme des institutions. Sassou N'Guesso souhaite que les deux camps discutent, mais sans jamais en arriver aux mains, ou bien plus gravement aux…armes! "Nous bannissons la violence", a-t-il prêché en qualité d'apôtre de la paix, rappelant que ce chemin a fait beaucoup de mal aux Congolais et que personne ne veut y replonger. "Nous bannissons la violence et le désordre parce que nous en connaissons bien l'enchaînement", a-t-il tempêté.

Clair comme l'eau de source, le chef de l'Etat a indiqué que si des divergences persistaint dans ce débat sur la constitution entre responsables politiques, "seul le peuple souverain sera appelé à trancher, par le vote. Il ne saurait en être autrement".

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