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Acclamation pour le changement de la constitution
Acclamation pour le changement de la constitution

Le Comité central du Parti congolais du travail (PCT), en conclave en 4e session ordinaire a appelé sans surprise ce 31 décembre au changement de la constitution du 20 janvier 2002 dans le but de réaliser "la réforme des institutions". La nouveauté par rapport à ce qu'on sait depuis des lustres, c'est que le PCT ne veut pas aller seul dans cette affaire de constitution, il souhaite qu'un grand dialogue national soit organisé sur la question afin que les autres forces vives de la nation apportent leur regard des choses! Ha, bien malins ces vieux routiers du PCT!

Tout le monde savait que le PCT allait ne pas appeler au changement de la constitution du 20 janvier. Arguments mis en avant, la réforme des institutions qui freinent aujourd'hui le pays à foncer vers l'industrialisation et la modernisation, donc vers l'émergence à l'horizon 2025. Il faut de l'efficacité dans l'action du gouvernement, ont plaidé les membres du Comité central du PCT qui ont chanté ce soir à tue-tête lors de la lecture de cette déclaration par Claude Abraham Milandou, un député de Pointe-Noire.

Le PCT explique que les autres partis doivent prendre part au débat national sur la question. Sans passion ni brutalité. Le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo a même dit que cette position n'était pas un dicta, mais leur façon de voir. C'est pourquoi, argue-t-il, l'ouverture d'un dialogue est primordial pour le pays. Prônant quelques minutes après le même dialogue dans son message à la nation, le président Denis Sassou N'Guesso, président du Comité central du PCT, avait mis en garde contre tous ceux qui mettraient en péril le débat sur la constitution. Car, explique le chef de l'Etat, c'est la démocratie. Et si les deux camps qui se forment ne s'entendaient pas du tout, hé bien, il y aura référendum.

Avisé, le PCT lance un appel à ses militants afin qu'ils promeuvent un débat d'idées, "la force des arguments et non l'argument de la force". Les membres du PCT à cette réunion ont demandé au bureau politique de leur parti de poursuivre les contacts avec les autres leaders politiques, les gars de la société civile ainsi que le peuple pour faire front commun dans ce dialogue. Il s'agit du dialogue sur la réforme des institutions.

L'analyse des institutions actuelles prouve la faiblesse du parlement et le déséquilibre des pouvoirs exécutifs répartis entre un président de la république trop haut fort et un gouvernement dont les membres travaillent comme dans le salon du président et pour son bien. C'est pourquoi plusieurs observateurs estiment qu'il fait renforcer les pouvoirs du parlement, capable de contrôler l'action du gouvernement. Des ministres qui viennent dire exactement ce qu'ils font avec les fonds publics alloués pour des tâches biens claires dans le budget. Une justice à point, indépendante et professionnelle, pas avare et amie de l'argent, détournant des procès en faveur des riches.

Pour le PCT, ce débat a été lancé par les médias nationaux et internationaux et amplifié par les acteurs politiques de l'opposition et une bonne partie de la population. Ils n'ont fait que constater et prendre acte de cet état des choses. Et voilà qu'aujourd'hui, ils ont décidé d'en débat séreinement, et décidé que leur devoir était celui de tout un peuple qui veut reformer sa constitution. Les gars d'aujourd'hui ne peuvent pas imposer leur gouvernement à ceux qui viendront demain.

Si le PCT dit OUI pour le changement de la constitution, il faut désormais attendre comment va être amorcé le fameux dialogue. Certainement qu'il ne sera pas transformé en foire de gâteaux, de titres et de camisoles où chacun se servira plus grossièrement que maintenant, bien sûr au détriment du peuple au nom duquel tout le monde parle toujours. Et El Commandete Marien Ngouabi de scander à l'époque de la révolution: "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple"!

Tag(s) : #Politique
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