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Sassou N'Guesso coupant le ruban tricolore
Sassou N'Guesso coupant le ruban tricolore

Le président Denis Sassou N'Guesso a ouvert le 15 décembre à la circulation la route goudronnée qui part de Okoyo dans la Cuvette Ouest à Leconi dans le Haut Ogoué au Gabon. Désormais, grâce à cette route, les deux pays sont pour la première fois réunis par une route bitumée. Un acte qui servira forcément longtemps à la postérité.

Longue de 90 Km, la route Okoyo-Leckety-Mbie frontière Gabon est un chef-d'oeuvre réalisé durant trois ans par l'entreprise chinoise CMEC. L'affaire a coûté un peu plus de 46 milliards 708 millions de francs CFA aux poches des Congolais. Mais le financement a été rendu possible grâce à l'accord cadre que le Congo et la Chine ont signé en juin 2006. La route est très bien faite, les ponts et les caniveaux visiblement bons. Techniquement aussi il paraît.

Cette route est de grande importance pour le rêve de l'intégration régionale que partagent toutes les populations de l'Afrique centrale bouchées et barricadées par des forêts et des reliefs infranchissables. Elle fait partie du corridor 22 de la CEMAC, cette ligne goudronnée qui partira de Libreville à Bangui en passant par Brazzaville.

Aujourd'hui il est possible de partir de Brazzaville à Libreville par Franceville sur une route bitumée. Lancés en novembre 2011, les travaux de cette route inaugurée faisaient suite à une autre route plus importante, le module Obouya-Boundji-Okoyo, 117 Km, terminée et mise en service depuis trois ans. Donc la longue route Obouya-Mbie frontière Gabon est totalement terminée, et le Congo relié au Gabon par une route moderne à partir de la Cuvette Ouest.

Après avoir coupé le ruban tricolore (expression de Bienvenu Boudimbou le désormais maître de cérémonies), le président Sassou N'Guesso, notre bâtisseur infatigable a lui-même pris sa 4x4 pour faire les 90 Km de cette route. Le long de la route, les populations enthousiastes et tétanisées par la chaussée moderne saluaient à tue-tête le passage de l'homme des actions concrètes. Cette route dont nombreux n'avaient pas cru la finition, vu le nombre incalculable des missions de terrain effectuées par les gars des Grands travaux, cette grosse machine qui casse les montagnes, terrasse les forêts et traverse les vasières.

En fait ceux qui ne croyaient pas à la route, ce n'est pas la mythique opposition, semble-t-il aveugle et refuse de voir même avec les yeux ouverts, mais il s'agit bien des populations paysannes situées dans cette contrée. Notamment le vieux "Emana bic"du village Edzouga où on trouve une école primaire construite en 1950. Cet homme âgé a dû se faire embaucher dans la société CMEC pour être le témoin des travaux et…de la fin de la route. Voilà, tout est fait. Absent à la cérémonie de lancement du trafic sur la route, le vieux Emana bic a dû croiser le président Sassou N'Guesso et lui dire de vive voix merci.

Un acte pour la postérité, la génération moderne, pas celle de nos parents et parfois de nous-mêmes (nombreux des jeunes de ce coin, aujourd'hui cadres dans les administrations ont vécu le calvaire des marches à longueur des journées), habituées aux bourbiers, aux transports sur des gros camions, des grumiers, des vélos moteurs. Aujourd'hui les Congolais vont voyager dans les bus climatisés sur des centaines de kilomètres comme dans les pays civilisés, et non plus comme du bétail.

La route Okoyo-Leckety-Mbié

La route Okoyo-Leckety-Mbié

Tag(s) : #Economie
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