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Maxim Foutou
Maxim Foutou

Directeur du Bureau congolais des droits d’auteur (BCDA) depuis 2010, Maxime Foutou, la cinquantaine révolue, est un manager comblé dans la production musicale.

Il a été dès 1985, commerçant d’œuvres musicales, et à partir de 1989, producteur de musique connu à travers le monde. Et pourtant, Maxime Foutou aime bien entretenir un mystère autour de sa personnalité. Il y a bien longtemps qu’il a commencé dans les affaires. Sa physionomie ne correspondant d’ailleurs pas à l’âge qu’on lui donne. Père d'une famille nombreuse, et ne souhaitant pas épiloguer sur le nombre de ses enfants, Maxime dit prendre soin de sa famille, au même titre que de ses collaborateurs, ainsi que des musiciens qui viennent poser leurs problèmes devant ses bureaux au BCDA.

Maxime Foutou arrive à la tête du BCDA au moment où la structure tangue et fait l’objet de manque de confiance de la part des artistes. Reconnaissant l'insuffisance des efforts fournis, il se félicite tout de même d'avoir redonné confiance à plusieurs musiciens qui avaient « fui », pendant des années, la maison des musiciens.

Lui qui a réussi dans un environnement difficile fait de crise économique et financière, à reverser les droits à quelques auteurs depuis 2010. Maxime Foutou demande souvent aux musiciens qui perçoivent de l’argent à la caisse de son établissement de porter "la bonne nouvelle" à ceux qui pensent encore que le BCDA n'est qu'un leurre pour les auteurs. C'est pourquoi il garantit de fournir des efforts supplémentaires. « Que ceux qui touchent déjà leurs droits ne s'en plaignent plus un jour », déclare-t-il, rappelant que l'adhésion au BCDA varie entre 5000 et 10.000F CFA.

Dans son bureau, Maxime Foutou s’occupe des redevances des musiciens, des écrivains, et autres auteurs des œuvres de l’esprit. Mais la piraterie reste une arête dans l'action de cet ancien manager de musique. Des dispositions ont pourtant été prises afin que des sticks soient posés sur toutes œuvres phonographiques vendues à Brazzaville et à Pointe-Noire. Mais la réalité du terrain dicte d’autres attitudes, admet-il bien que déterminé.

D’après le directeur du BCDA, la piraterie a quasiment atteint 75% des œuvres produites au Congo. Par exemple, en temps normal, une œuvre qui pouvait se vendre à 100.000 exemplaires a chuté aujourd’hui à 25.000 seulement. Il y a encore quelques années, la piraterie touchait déjà 50% de ces œuvres. Mais, déterminé et combattif, Maxime Foutou est décidé à aller loin dans la lutte contre la piraterie au Congo. En 2008, le prix Roberval de France en lui attribuant un deuxième prix, reconnaissait déjà les efforts de cet homme.

Avant de prendre la tête du BCDA, Maxime Foutou qui connaît bien la musique congolaise était manager et producteur. Il se souvient avoir démarré avec des groupes religieux. Il commencé avec le groupe Obame 1er, les Raymond Mboko. A l'époque, les veillées mortuaires étaient animées par des femmes pleureuses et des groupes folkloriques qui avaient du mal à tenir toute la durée de l'événement. Pour Maxime, c'était le bon moment pour les suppléer, mais... aussi vendre les disques. Le producteur a soutenu après plusieurs groupes au Congo et ailleurs dans le monde. Les artistes comme Pierre Akendengue, Touré Kounda, Jadi Abuka et les groupes comme OK-JAZZ, Bantous Monument ou Bantous de la capitale ont été produits par lui.

A la question de savoir pourquoi il ne produit plus, Maxime Foutou répond: "Je suis déjà de l’autre côté. Produire encore un groupe aujourd’hui voudrait dire que je suis juge et parti. Tant que je serai à la tête du BCDA, je ne produirais pas".

Tag(s) : #Culture
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