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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Mauvais taux de réussite au BAC, personnel enseignant manquant et peu performant!

Publié par Arsène SEVERIN sur 31 Juillet 2014, 12:50pm

Catégories : #Culture

Scènes de joie à la DEC de Brazzaville
Scènes de joie à la DEC de Brazzaville

Malgré la triche, les candidats au BAC n'ont pas fait mieux que 30 petits pour cent et 44 points. Le reste des échoués sont à rechercher dans les lycées publics et privés, car les meilleurs candidats ont été, une fois encore cette année, à l'école militaire préparatoire général Leclerc avec 100% d'admis.

La triche savamment partie de Kimongo dans le Niari n'a finalement rien donné aux résultats du Bac général. Ou alors n'a produit que 30,44% d'admis, pas trop quand même, malgré une légère augmentation par rapport à l'année dernière où la récolte n'avait atteint que 28,21%. La maigre recette du ministre Hellot Matson Mampouya! 2014 n'est pas non plus clémente. Les résultats en baisse. D'autres diront en hausse de deux points! Il faut cependant noter des performances intéressantes dans certaines séries comme A3 avec 100% et A2 avec 72%. Les gars de la série D n'ont fait que 32%! Et puis quoi encore avec des Sciences nat et mathématiques bizarres bizarres là!

Dans tout ça, il faut se demander comment sont enseignés les enfants. On a vu les candidats courir après des feuilles de chou, croyant trouver la voix du salut, une fuite de matière bien posée. Les prof toujours en déficit, ne suffisent plus encadrer les enfants. Chacun se débrouille à sa manière. Des emplois en temps montre et marathon. Sans compter les, "Nzonzing", écoles privées! Et quand il faut s'occuper des enfants du public, il n'y a plus de temps, le prof est en surmenage intellectuel.

Le trou est béant, le déficit profond dans le corps enseignant. On en parle, mais on ne trouve pas de solutions définitives. D'ailleurs, on retire ceux qui sont performants dans les salles de classe pour les nommer à l'administration comme directeurs ou inspecteurs. Après le trou reste largement ouvert, même quand le directeur limogé est sans poste, on préfère le voir vagabonder, traîner de ministère en ministère.

Et le résultat c'est qu'ils sont 14.000 enseignants en moins dans les classes congolaises. Et cette année, plus de 300 prof vont faire valoir leurs droits à la retraite. Mais comme réponse du gouvernement : 160 enseignants seront recrutés cette année. Qui prendre qui laisser? Où les affecter et où ne pas les affecter? C'est la blague! Dans plusieurs écoles secondaires, les directeurs sont obligés de tenir la craie pour sauver la face. On note encore des écoles où les enseignants ne sont même pas connus de l'Etat, donc des vacataires non engagés, payés par les parents, et qui dispensent des cours non programmés, tout ce qui leur passe par la tête, les scènes de pêche, de chasse et quoi encore.

Les conditions d'apprentissage sont à ajouter dans cette catastrophe. Les écoles sans tables-bancs, même en pleine forêt équatoriale ou vierge où le bois meurt de sa vieillesse. 240.000, c'est le premier état fait en fin 2012 des tables-bancs qui manquent dans les écoles. Entre temps, les inciviques sont passés détruire ou casser quelques uns. Les parents d'élèves, pris dans le froid de la saison sèche ont certainement briser des bancs pour en faire du bois de chauffe. Dans ces conditions, quels cadres on forme? A quels résultats s'attend-on alors. Le résultat, c'est la conséquence de ce qui se fait en amont, pas vrai?

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