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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Marcel Ntsourou a plaidé "non coupable" devant le juge criminel

Publié par Arsène SEVERIN sur 14 Juillet 2014, 16:57pm

Catégories : #Droits Humains

Marcel Ntsourou a plaidé "non coupable" devant le juge criminel

A la question du juge de savoir s’il avait une quelque responsabilité dans la fusillade du 16 décembre au camp du 15 août de Brazzaville, Marcel Ntsourou a plaidé "non-coupable". Une question posée le 14 juillet devant la barre de la cour criminelle. Imperturbable, Ntsourou a dit ne rien savoir de l’affaire. Une ligne de défense qui ne devrait pas surprendre, car l’ex-officier des Forces armées congolaises (FAC) a toujours déclaré être victime d’une attaque militaire contre son domicile.

Tous les co-accusés de Ntsourou, quelque 112 personnes, civiles et militaires ont dit ne pas avoir un lien dans cette fusillade. Ils donc tous plaidé, au cours de l’audience de lundi « non-coupables », ils ne sont responsables de rien, pour tout dire. Alors…qui a mis le feu aux poudres ? Qui a fait parler la foudre ? C’est ce que le juge va tenter d’élucider.

Le procès qui va à sa deuxième semaine doit maintenant réserver des bonnes choses au public. Pourquoi Marcel Ntsourou non-coupable ? C’est une ligne de défense que le juge ou le procureur général Raphaël Bitsy peut défoncer ? C’est là toute la question. Dès le départ, Marcel Ntsourou et tous ses avocats s’étaient déjà lancés dans cette ligne d’attaque. Maître Hervé Ambroise Malonga, l’un de ses conseils, nous avait clairement dit que « Ntsourou a été agressé, il était tranquillement assis chez lui et l’armée et la police sont venues l’attaquer avec des moyens disproportionnés que vous connaissez tous ». Donc plaider non-coupable est une logique.

Le procureur général qui a promis un procès adouci et « scientifique », se doit d’apporter les éléments de l’accusation. Le ministère public ne doit pas dormir sur ses lauriers, c’est le moment de montrer ce qu’on a dans les entrailles. Qui a tiré le premier ? Qui a riposté ? Que faisait la centaine de jeunes chez Marcel Ntsourou, l’ex-numéro deux du Conseil national de sécurité.

D’après l’instruction menée par le procureur de la république, le colonel André Oko Ngakala, Marcel Ntsourou n’a pas coopéré à la mission de perquisition qu’il avait commanditée. Un jour, un véhicule de police sillonnait Brazzaville. A la hauteur du Plateau des 15 ans, le véhicule est attaqué. Les assaillants se seraient cachés chez le colonel Ntsourou, selon les premiers éléments d’enquête. Et finalement, on décide d’aller regarder là-bas ! Le contexte de l’époque, c’est que tout le monde savait que Ntsourou va être pris. Et le gars aussi se serait préparé à tous égards.

Le procès qui se tient à Brazzaville doit se dégager tout apriori. Les avocats doivent travailler sur les démonstrations, montrer réellement que tel est de quelque chose dans l’affaire. C’est la promesse qu’a faite au peuple congolais (au nom duquel sont rendus toutes les décisions de justice), « un procès scientifique, loin des manipulations politiques ». Donc ni le juge Christian Oba ni le procureur général, encore moins les avocats ne doivent jouer à la comédie. Dans ses observations préliminaires, le procureur général, avait reconnu que les grandes affaires comme celles du 4 mars, avaient entaché la réputation de la justice congolaise.

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