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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Le procès contre Marcel Ntsourou s'ouvre ce matin à Brazzaville

Publié par Arsène SEVERIN sur 30 Juin 2014, 08:00am

Catégories : #Droits Humains

Le procès contre Marcel Ntsourou s'ouvre ce matin à Brazzaville

Ce matin 30 juin, date de l'indépendance du Congo de Joseph Kabila, la chambre criminelle de la cour d'appel de Brazzaville ouvre une importante session. Au menu, la fusillade du 16 décembre 2013 au domicile de Marcel Ntsourou, cet ex-colonel des Forces armées congolaises (FAC). Interrogé, l'un de ses avocats, Me Hervé Ambroise Malonga se dit serein au moment où va s'ouvrir ce procès tant attendu par les Congolais qui n'ont tout de même pas compris tout cette canonade en plein centre ville.

Encore une fois, Marcel Ntsourou va retrouver le banc des accusés à la cour criminelle de Brazzaville. Un habitué désormais? Ho, non! Mais, à ce qui parait, les juges et autres avocats ne devraient pas se fatiguer de le voir. Parfois sans lui, on juge aussi et on condamne. Ce matin, c'est l'affaire sur la fusillade qui a eu lieu à son domicile du camp militaire 15 août. Voisin du chef d'Etat-major général des FAC, Ntsourou a fait sauter la poudre...ou la police a brûlé la poudre chez lui, pendant des heures. A la fin, c'est un drapeau blanc, et c'est le colonel qui se rend, en tenue jeans bleu, du Lee Coper, soupçonne SEVERINNEWS.

Au lendemain, il est exhibé à la télévision nationale, aussi devant plusieurs journalistes de la presse nationale et internationale. Comme un pingouin, la tête entre les ailes ou les épaules, les bras menottés, c'est la dernière image qu'on a eu de Ntsourou Marcel, ancien chef de renseignements militaires, ancien n°2 du Conseil national de sécurité, déjà condamné à cinq ans fermes d'emprisonnement dans l'affaire du 4 mars.

Le procès de ce lundi porte sur la petite guerre qu'il y a eu chez lui. Un petit 5 juin étouffé dans l'oeuf, dira-t-on, car lui aussi dormait paisiblement chez lui, à en croire Me Malonga, son avocat qui s'est montré optimiste samedi dernier. "Le dossier est bon et nous sommes sereins ainsi que notre client", déclare-t-il avant de poursuivre : "Certaines dispositions du Code de procédure pénale de chez nous indiquent qu'il n'y a pas crime ou délit comme quelqu'un se défend d'une agression. Il peut utiliser toutes sortes de moyens pour se protéger, et c'est ce qu'il a fait".

Dès le début de l'affaire, la police avait mis en cause le comportement délicat du colonel Ntsourou pour avoir refuser de collaborer à une simple opération de police, dûment mandatée par le procureur de la république André Oko Ngakala qui demandait une perquisition. Repoussée par les hommes de Ntsourou qui s'étaient massivement pris et subitement regroupés à ses côtés, la police avait fait usage de gros moyens pour capturer le gros poisson qui avait annoncé sur les antennes de nos amis de RFI combattre jusqu'au bout, en fait finalement jusqu'à la réédition. "S'il on avait l'intention de tuer monsieur Ntsourou, on l'aurait fait", déclarait quelques jours le ministre de la communication Bienvenu Okiemy.

Après l'arrestation de Ntsourou, d'autres personnes furent prises avec lui. Sa femme Charlotte et sa nièce Ruth Nguina qui n'avait alors que 16 ans. Les deux femmes ont été libérées il y a quelques semaines, après avoir purgé six mois en prison sans jugement! Les autres personnes, civiles ou militaires, on ne les connaît pas. Bien que la rumeur fondée fît état des militaires et des civils ressortissants des Plateaux ou proches de Ntsourou. Le procès permettra forcement de savoir, lesquels sont avec lui comme compagnons de prison, comme Moukoueke Christophe et Pascal Lissouba à Ouesso.

Contre l'ex-colonel des FAC, le procureur retient les charges suivantes : Rébellion, détention illégale d'armes de guerre, association de malfaiteurs, atteinte à la sureté de l'Etat, coups et blessures volontaires. "Nous allons balayer une à une toute ces infractions et démontrer que notre client n'a rien à avoir avec tout ça", a conclut Me Malonga.

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