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Le foot africain à rude épreuve, ça ne vaut plus rien

ça vaut ce que tout le monde voit aujourd'hui à la coupe du monde. Rien d'autre à inventer, comme sur cette image où on reconnaît les Léopards du Zaïre en 1974, il y a 40 ans! Le Nigeria, champion d'Afrique des Nations ne vaut rien du tout, finalement, malgré toute la peine que se donnent nos jeunes en discutant ce titre, parfois d'une manière corrompue et éhontée. Le niveau du foot africain a été jaugé et ridiculisé à cette 20e édition de la coupe du monde qui se discute au Brésil, le pays légendaire du football. Sur l'ensemble des matchs déjà discutés par les Africains, seulement une seule victoire (Côte d'Ivoire 2-1 Japon) et un match nul (Nigeria 0-0 Iran).

Partout sur le continent, on déverse les larmes comme pour dire que l'Afrique est maudite. Au fond, ce sont nos athlètes qui ne valent plus rien. Ils ne savent pas tenir les équipes, ils font n'importe quoi. Si l'Espagne, championne d'Europe, s'est fait balayer dès le premier tour, le Nigeria le champion en titre du continent ne devrait pas aussi se laisser faire par une sélection iranienne dont la préoccupation des autorités politiques ne se résume qu'à enrichir l'uranium militaire. Prend un match nul devant ces jeunes qui découvrent le Mundiale en 2006, c'est faire preuve d'une vraie déroute. OK, ce n'est que le tout premier match, et on espère que samedi ils vont mater la Bosnie. Mais laquelle? Celle qui a tenu tête à l'Argentine, malgré la défaite de 1-2 ? On verra bien!

Le Cameroun? C'était déjà mal fichu dès le départ avec cette affaire de primes de matchs. Les lions tenaient à passer à la caisse avant même d'aller au Brésil. Orgueilleux, parfois autosuffisants, nos petits lions ont sévèrement été édentés par plus forts qu'eux voire moins agressifs. Comme tout tournait autour de Samuel Eto'o, lui-même plombé par cette histoire de photos nues publiées depuis Londres, la claque au deuxième match n'a pas surpris les avertis. Sauf les attentistes de miracles ou les bénéficiaires de la magie africaine. Et pour bien faire la sauce, Alexandre Song, en vrai Kuluna de Yaoundé, il s'est attaqué au pauvre. Un coup de coude qui lui a coûté une expulsion, laissant sur le terrain une équipe camerounaise démembrée et aux abois. Quoi d'étonnant que l'estocade de buts arrive? 0-4 score final, bien damé par les Croates. Quelqu'un m'a dit que les Camerounais passeront un bon temps ailleurs dans le monde avant d'atterrir chez eux, là où les attend le public. Un Camerounais de pur sang a même déjà demandé le déclenchement de la procédure de remboursement des 55 millions de francs CFA qu'ils avaient empochés avant de se rendre au Brésil.

Au deuxième match de la Côte d'Ivoire, les pleurs d'un joueur pendant l'hymne nationale ont mis en émoi le public. Mais pour les plus avertis, c'était déjà la puce à l'oreille que cela allait mal se terminer. C'est vrai qu'il pleurait à la suite de la mort de son père à Abidjan, mais ces larmes là... et à la fin, c'est un 2-1 qu'ils écopent, malgré l'entrée de Didier Drogba qui courait dans tous les sens! L'Algérie? Y a quoi de bon là-bas? Cette sélection aussi rame à contre-courant.

Finalement, on ne sait ce que vaut notre football en Afrique. Les Issa Ayatou qui se targuent avoir longtemps, depuis des années, travaillé pour le foot africain ont le résultat de leur longévité, de leur indéboulonabilité. Sur télé Congo, alors que le Cameroun était mené 0-1 et qu'ils jouaient à dix, le président de la Fédération congolaise de football, Jean Michel Mbono, dit Le Sorcier, appelait au téléphone pour dire que les Lions vont se réveiller et créer la surprise. De quoi penser qu'il avait regardé dans sa boule de cristal de "Sorcier", avant de lâcher cette prophétie. Or à la vérité, c'est comme ça qu'ils voient les choses, les dirigeants sportifs africains, rêveurs et imaginatifs. A la fin, c'est le carton!

Il est temps que l'Afrique revoit son foot! C'est le moment du Niger, du Burkina Faso, de l'Angola, de la Namibie, le Rwanda ou de l'Ethiopie, mieux avant aider ces équipes à avancer. Inutile bloquer ces jeunes en favorisant les vieux comme Azingo national du Gabon, les Léopards du Zaïre, les Lions Indomptables du Cameroun, les Ecureuils du Bénin, les Lions de la Teranga du Sénégal, les Sao du Tchad, les Diables Rouges du Congo, les Super Aigles du Nigeria,... qui ont déjà fait leur temps, ou loupé de briller quand c'était leur temps!

Tag(s) : #sports
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